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Afghanistan : l'auteur présumé du massacre est aux États-Unis

Le sergent Robert Bales

Le sergent Robert Bales

Photo : CNN/Defense Department/Spc. Ryan Hallock

Radio-Canada
Mis à jour le 

Le militaire américain qui aurait assassiné 16 civils afghans cette semaine, le sergent Robert Bales, dont l'identité a été révélée vendredi, est arrivé tôt samedi matin sur la base du Kansas où il sera détenu en attendant son procès, selon des sources militaires.

Son transfert vendredi vers la prison militaire de la base de Fort Leavenworth, aux États-Unis, a provoqué la colère d'Hamid Karzaï, dont les relations avec les États-Unis sont mises à rudes épreuves. Aucune accusation n'a encore été déposée contre le sergent.

Marié et père de deux enfants, Robert Bales est issu de la base Lewis-McChord, à Tacoma, une installation qui abrite l'un des centres de traitement des traumatismes au cerveau de l'armée américaine.

Il s'agit pour l'instant du seul suspect de la tuerie, même si des témoins afghans ont allégué que plusieurs soldats américains étaient impliqués. Le Pentagone a déclaré mardi qu'il sera jugé devant la cour martiale, où il pourrait encourir la peine de mort. Un tel procès pourrait prendre des années, ce qui contraste avec les exigences des Afghans qui prônent une justice rapide et décisive.

L'avocat du suspect, Me John Henry Browne, a indiqué jeudi que l'homme 38 ans avait été blessé deux fois alors qu'il était en poste en Irak. Il a également affirmé que son client a vu son ami se faire arracher la jambe la veille de la tuerie, un événement qui n'a pas été confirmé par l'armée américaine.

Dimanche avant l'aube, le sous-officier de la force internationale de l'OTAN (FIAS) aurait quitté sa base de Panjwayi, un district instable de la province de Kandahar. Il se serait rendu dans deux villages avoisinants et aurait abattu les occupants de trois maisons, dont neuf femmes et trois enfants, avant de brûler leurs corps.

Des relations américano-afghanes qui s'enveniment

Ce bain de sang a provoqué de vives réactions en Afghanistan et une grave crise diplomatique entre Kaboul et Washington, quelques jours après que des soldats eurent brûlé des Corans appartenant à des détenus de la prison de Bagram sous prétexte qu'ils servaient à faire passer des messages entre prisonniers.

Vendredi, le président afghan Hamid Karzaï a déclaré que son gouvernement voulait que les troupes américaines quittent le pays dès 2013 plutôt qu'à la fin de 2014. Il a également demandé que les forces de l'OTAN, constituées de soldats américains pour plus des deux tiers, « soient retirées des villages afghans et relocalisées dans les bases » principales.

Les talibans ont par ailleurs annoncé jeudi qu'ils suspendaient les discussions préliminaires qu'ils avaient entamées au Qatar avec les Américains en vue de mettre un terme au conflit en Afghanistan.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et BBC

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