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Chine : le Parti communiste limoge le maoïste Bo Xilai

Bo Xilai
Bo Xilai Photo: AFP / MARK RALSTON
Radio-Canada

L'ascension du charismatique dirigeant Bo Xilai au sein du Parti communiste chinois a été stoppée net. L'agence Chine nouvelle a annoncé jeudi que Bo Xilai a été limogé à quelques mois du 18e congrès du parti.

C'est à l'occasion de ce congrès que Bo Xilai aspirait devenir membre du comité permanent du bureau politique.

Âgé de 62 ans, M. Bo est le secrétaire du parti de Chongqing (sud-ouest), une ville de 33 millions d'habitants. Son accession à ce poste est l'aboutissement d'un long cheminement au sein du Parti communiste.

Il adhère au parti en 1980 alors qu'il était étudiant à l'Académie des Sciences sociales. Il devient maire de Dalian de 1993 à 2000 et gouverneur de la province industrielle du Liaoning (nord-est) de 2001 à 2004.

Il deviendra ensuite ministre du Commerce et, en raison de la performance des exportations de la Chine, il devient membre du bureau politique du parti, une instance composée de 25 membres.

Quand il devient secrétaire du parti de Chongqinq, M. Bo commence à faire parler de lui. Il transforme cette ville en pôle économique majeur en quelques années.

Il mène en parallèle une bataille contre la corruption avec des milliers d'arrestations et d'innombrables procès antimafia.

Cette campagne a été critiquée par les défenseurs des droits de l'homme et lui a valu de nombreux ennemis.

Mais cela ne l'a pas empêché de vouloir faire revivre « l'idéal révolutionnaire » de Mao Zedong en lançant une campagne de propagande à coups de slogans et de « chants rouges » patriotiques.

Son style et son charisme ont fini par indisposer les dirigeants chinois, selon Patrick Chovanec, un spécialiste de l'université de Tsinghua (Pékin).

Bo Xilai a fait de Chongqing un nouveau bastion de la culture maoïste et un modèle de développement économique égalitaire largement critiqué par les partisans du libre marché.

Mais l'événement qui l'a mis réellement en danger est la chute de son adjoint Wang Lijun, sanctionné après sa rocambolesque visite dans un consulat américain où il aurait tenté d'obtenir l'asile politique.

Signe précurseur de la mise à l'écart de M. Bo est son absence, officiellement en raison d'une « grippe », la semaine dernière lors d'une session parlementaire consacrée à la réforme du code de procédure pénale.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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