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Élections en France : Marine Le Pen obtient ses 500 signatures

Marine Le Pen à Henin-Beaumont, dans le nord de la France

Marine Le Pen à Henin-Beaumont, dans le nord de la France

Photo : AFP / FRANCOIS LO PRESTI

Radio-Canada

Marine Le Pen, l'héritière de son père à la tête du parti d'extrême droite le Front national, devient officiellement candidate à la présidence de la République.

Elle vient d'obtenir les 500 parrainages d'élus nécessaires pour être candidate.

C'est le président de son comité de soutien, l'avocat Gilbert Collard, qui a confirmé l'information sur la chaîne publique France 2.

La date limite pour soumettre ces signatures d'élus au Conseil constitutionnel est fixée à vendredi.

Tout comme son père lors des précédentes élections, Marine Le Pen avait déclaré à plusieurs reprises qu'elle n'était pas sûre d'obtenir ces 500 parrainages et avait accusé les « grands partis » de faire pression sur les élus pour l'écarter.

La candidate du Front national, Marine Le Pen, est créditée de 16 % au premier tour du scrutin prévu le 22 avril, en troisième position derrière les deux favoris, le socialiste François Hollande et le président sortant Nicolas Sarkozy. Le second tour aura lieu le 6 mai.

Son père Jean-Marie Le Pen a été condamné à plusieurs reprises par les tribunaux, notamment pour incitation à la discrimination raciale ou complicité de contestation de crime contre l'humanité.

Les candidats de l'extrême gauche en lice également

Les deux candidats de la gauche radicale, Nathalie Arthaud, de Lutte ouvrière, et Philippe Poutou, du Nouveau Parti anticapitaliste, ont également obtenu les 500 signatures d'élus leur permettant de figurer dans la liste des candidats.

Les deux candidats n'ont pas de succès auprès des électeurs dans les sondages. À eux deux, ils totalisent moins de 2 %. Ils sont éclipsés par le succès de Jean-Luc Mélanchon, candidat du Front de gauche, une alliance entre d'anciens socialistes et le Parti communiste. M. Mélanchon est crédité de 10 % des voix, selon les sondages.

Les sondages confirment l'avance de François Hollande

Mardi, un premier sondage faisait passer pour la première Nicolas Sarkozy devant François Hollande, mais ce sondage a été dément quelques heures plus tard par un autre sondage confirmant l'avance du socialiste François Hollande.

Ainsi, dans ce dernier sondage, M. Hollande reste en tête avec 30 % des intentions de vote, tandis que M. Sarkozy y perd deux points à 26 %.

Le centriste François Bayrou a raillé ces résultats contradictoires et moqué une « guerre des sondeurs » qu'il a qualifiée de « ridicule ». « On se fiche de nous », a-t-il dénoncé, alors que lui-même n'est crédité que de 11,5 à 13 %.

Avec les informations de Agence France-Presse

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