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D'anciens employés de la papetière NewPage au Cap Breton s'impatientent

NewPage
Radio-Canada

Huit mois après la fermeture de la papetière NewPage à Port Hawkesbury, en Nouvelle-Écosse, il n'y a toujours pas d'entente avec l'acheteur potentiel, et l'exode des travailleurs vers l'Ouest canadien risque de s'accentuer.

Le camionneur Scott Burton passe plus de temps à Chéticamp ces derniers temps, et moins sur la route. Depuis la fermeture de NewPage, il a réussi à trouver du travail ici et là, mais avec l'incertitude qui plane sur la réouverture de l'usine, ses yeux sont maintenant rivés sur l'Ouest.

Scott Burton affirme que s'il doit quitter sa famille pour trouver de l'emploi, il veut que le salaire en vaille la peine. Cette pilule est difficile à avaler pour son épouse, Jacqueline. M. Burton a déjà passé six mois en Alberta, en 2006. S'il décide d'y retourner, elle compte le suivre.

« La dernière fois, il avait été à Fort McMurray. Je sais que c'était gros, gros, gros et c'était vite, vite, vite. Puis, à Chéticamp, ce n'est pas gros et ce n'est pas vite, mais je vais m'habituer », affirme Jacqueline Burton.

Une vingtaine de personnes de la région de Chéticamp ont été touchées par la fermeture de l'usine NewPage, en septembre dernier. Elles ne voient toujours pas le bout du tunnel.

La conclusion de l'entente avec l'acheteur sélectionné, Pacific West, pourrait prendre encore des mois. L'entreprise a déjà signifié son intention de faire tourner la papetière à une plus petite échelle. Cette situation n'est pas très rassurante pour Scott et Jaqueline Burton.

« Il faut que tu fasses un choix : rester à Chéticamp, tu fais juste vivre ou déménager pour avoir une vie pour avoir des extras, parce que si tu restes à Chéticamp, il n'y a pas d'extra, il n'y a rien », ajoute Mme Burton.

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