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La nouvelle orthographe fait sa place dans le Nord de l'Ontario

Journaux et ordinateur

Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les nombreux changements qui ont été apportés au français écrit, il y a plus de vingt ans, commencent à peine à s'utiliser au quotidien en Ontario.

Dans le Nord de la province, des professeurs et des journaux ont notamment décidé d'adopter la nouvelle orthographe.

La chef du département de français à l'école secondaire Thériault de Timmins, Isabelle Brousseau, constate qu'enseigner la nouvelle orthographe n'est pas nécessairement plus facile pour ses étudiants. « Ils se sentent souvent débordés par tout ce qui est grammaire et orthographe, dit-elle. Ils voient ces changements comme étant des montagnes très difficiles à escalader. »

Pour les étudiants, les 5 000 mots qui ont été modifiés dans la nouvelle orthographe augmentent la difficulté du français.

Ces changements sont pourtant de plus en plus adoptés, surtout dans les autres provinces canadiennes. Au Québec, par exemple, la nouvelle orthographe est utilisée depuis 2009.

La nouvelle orthographe dans les médias

Les journaux du groupe Le5 Communications, dans le Nord de l'Ontario, rédigent, depuis janvier, avec la nouvelle orthographe. « On a décidé d'adhérer à la nouvelle orthographe, puisque les provinces canadiennes, à l'exception de l'Ontario, ont décidé de l'adopter », explique le propriétaire du groupe, Paul Lefebvre.

À la rédaction du journal, comme en salle de classe, la nouvelle orthographe amène son lot de défis. « Les jeunes vont apprendre la nouvelle orthographe, dit la rédactrice en chef de l'Express de Timmins, Émilie Deschenes. Cependant, on ne peut pas l'imposer à ceux qui ne l'ont jamais appris. »

Émilie Deschenes ajoute que les changements peuvent paraître bizarres pour le lecteur.

« Toute simplification est toujours menaçante, ajoute le linguiste Gérald Boileau. Il est bon qu'il y ait de la résistance. »

En Ontario, l'absence de directives de la part du gouvernement laisse certains enseignants perplexes.

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