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Droits de scolarité : des enseignants solidaires des étudiants

Manifestation étudiante

Une manifestation étudiante à Québec, le 1er mars

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des professeurs de cégep et d'université évoquent plusieurs « gestes symboliques » pour montrer leur appui aux étudiants québécois qui contestent la hausse des droits de scolarité.

Plusieurs enseignants se sont réunis mardi dernier pour planifier des « actions d'éclat » et la possibilité d'une « grève enseignante » d'une journée a été évoquée.

Selon Jean Trudelle, président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ), qui a assisté à la réunion et participé à une manifestation étudiante cette semaine, aucune grève n'est envisagée pour l'instant « même si l'appui aux étudiants est assez massif à la FNEEQ ».

« On n'en est pas encore là, beaucoup de choses sont considérées pour aider les étudiants », a-t-il déclaré en entrevue à RDI, samedi matin.

Une telle grève serait d'ailleurs illégale en vertu du Code du travail, puisqu'elle ne serait pas reliée à des négociations syndicales. Elle pourrait entraîner des amendes quotidiennes de 100 $ pour un enseignant, 10 000 $ pour un chef syndical et 50 000 $ pour un syndicat.

M. Trudelle soutient notamment qu'aucun forum public n'a encore été tenu pour discuter de la question de la hausse des droits de scolarité, alors que cela aurait dû être amorcé dès le départ.

La façon dont les universités gèrent le budget qui leur est accordé doit aussi être examinée, a-t-il noté, faisant référence à l'Université Concordia qui doit payer une pénalité financière de 2 millions de dollars pour un manque de rigueur dans la gestion de ses fonds publics.

Le président de la FNEEQ a ajouté que de nombreux enseignants participeront, à son avis, à la grande manifestation étudiante qui aura lieu le 22 mars à Montréal.

Un appui généralisé, selon la FEUQ

La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, a souligné que de plus en plus de groupes manifestaient leur soutien aux étudiants, notamment des parents et d'anciens étudiants sur les réseaux sociaux.

Le porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, a qualifié de « motivante » cette sortie publique de professeurs. Confirmant que les regroupements étudiants étaient en contact avec ceux représentant les professeurs, il a ajouté qu'il voyait dans cette expression de solidarité un signe que cette cause était prise au sérieux.

La CLASSE, réunie en congrès samedi à Sherbrooke, n'a cependant eu aucune discussion avec le gouvernement, a indiqué M. Nadeau-Dubois. Vendredi, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a déclaré que le gouvernement était en « mode écoute » et que les étudiants avaient le droit de s'exprimer.

Une autre manifestation étudiante est prévue mardi à Montréal, et des « rassemblements familiaux », symbolisant l'impact de l'augmentation des droits de scolarité sur la classe moyenne, sont aussi prévus la fin de semaine prochaine dans cinq régions.

Plus de 130 000 étudiants sont en grève sur un total de 475 000. Les associations étudiantes espèrent que 200 000 d'entre eux seront présents le 22 mars.

« Quand on compare les luttes étudiantes, on est vraiment devant une lutte historique », a affirmé Mme Desjardins.

Le gouvernement Charest continue à répéter de son côté qu'il ne pliera pas devant les revendications des étudiants.

Avec les informations de La Presse canadienne

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