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Nouvelles manifestations anti-Poutine en Russie

L'opposition s'essouffle

De 10 000 à 25 000 opposants russes se sont rassemblés à Moscou pour dénoncer de possibles fraudes électorales, lors de l'élection présidentielle du 4 mars dernier.

La police a arrêté une dizaine de manifestants, dont le dirigeant du mouvement d'opposition Front de Gauche, Sergueï Oudaltsov. Les forces antiémeutes sont intervenues non loin de l'avenue Nouvel Arbat, dans le centre de la capitale.

Le correspondant de Radio-Canada à Moscou, Jean-François Bélanger, explique que des citoyens qui ont fait partie des équipes de surveillance des bureaux de vote, mise sur pied par M. Poutine pour taire les opposants craignant des fraudes, ont profité de l'occasion pour témoigner des irrégularités qu'ils ont constatées.

De nombreux manifestants demandent de nouvelles élections, ajoute-t-il, alors que certains considèrent la question de radicaliser le mouvement de contestation.

Suivez Jean-François Bélanger sur Twitter, en cliquant ici (Nouvelle fenêtre).

Vladimir Poutine a remporté la présidentielle russe avec près de 64 % des voix, obtenant ainsi un troisième mandat après avoir occupé le poste de premier ministre lors des quatre dernières années.

L'organisme indépendant de surveillance du scrutin Golos rapportait avoir enregistré plus d'un millier de plaintes portant sur des irrégularités présumées, allant de listes électorales douteuses à des pannes des nouvelles webcaméras.

Des opposants au régime du premier ministre et président élu Vladimir Poutine manifestent à Moscou, en Russie (10 mars 2012).Des opposants au régime du premier ministre et président élu Vladimir Poutine manifestent à Moscou, en Russie (10 mars 2012). Photo : AFP / ALEXANDER NEMENOV

Manifestations réprimées à Saint-Pétersbourg et Nijni Novgorod

La police russe a par ailleurs arrêté plus d'une centaine d'opposants lors de manifestations non autorisées à Saint-Pétersbourg, au nord-ouest de Moscou, et Nijni Novgorod, à 440 km à l'est de la capitale.

Près de 1000 personnes ont commencé à défiler dans le calme à Nijni Novgorod avant d'être violemment dispersées par la police à coups de matraque, a déclaré à l'AFP un chef du mouvement d'opposition Solidarnost, Konstantin Baranovski.

« C'est la première fois depuis 2007 qu'un rassemblement de l'opposition est dispersé violemment », a-t-il souligné.

Une cinquantaine de participants auraient été arrêtés à Nijni Novgorod, et 60 autres à Saint-Pétersbourg, où quelque 300 personnes s'étaient rassemblées sur la place du Soulèvement.

Des manifestations ont lieu régulièrement en Russie depuis les législatives du 4 décembre dernier, les contestataires dénonçant des fraudes électorales.

Une autre manifestation est prévue le 7 mai, à l'occasion de l'investiture de M. Poutine au Kremlin.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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