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Bilan mitigé du baccalauréat international au Collège Louis-Riel

Le coordonnateur du programme de baccalauréat international au Collège Louis-Riel, Benoit Pellerin
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'unique établissement à offrir le baccalauréat international (BI) francophone au Manitoba dresse un bilan mitigé du succès qu'a obtenu le programme depuis 2005.

Le coordonnateur du BI au Collège Louis-Riel partage ainsi les constats qu'ont fait les responsables de ce programme en Colombie-Britannique.

Dans une entrevue au Téléjournal Manitoba, Benoît Pellerin dit que la charge de travail qu'exige le programme freine les inscriptions.

« Nous avons environ près de 15 % des élèves de 11e année qui s'inscrivent au BI. Cela équivaut à une trentaine d'élèves », a exposé le coordonnateur. Il ajoute que selon les années, 25 % à 65 % des jeunes inscrits recevront leur diplôme de fin de parcours.

Dans le programme de diplôme du baccalauréat international, un certificat est décerné à l'élève pour chaque matière enrichie dont l'examen de fin de parcours (12e année) est réussi. L'obtention du diplôme requiert entre autres l'obtention de six certificats.

M. Pellerin explique que le bilan du programme en vigueur depuis 2005 est partagé, en partie parce que l'établissement souhaiterait voir plus d'élèves tenter l'aventure.

Les élèves doivent faire certains sacrifices pour profiter des avantages du BI

Benoît Pellerin a fait valoir les avantages « incroyables » du programme pour les études postsecondaires, son ouverture sur le monde, sa formation reconnue mondialement et sa capacité à développer la pensée chez l'élève.

Il a tout de même concédé le principal reproche fait au programme, soit qu'il est si exigeant qu'il coupe les élèves de toute vie à l'extérieur de l'école.

« [On le qualifie] de beaucoup trop exigeant parce que les gamins de 9e et 10e année sont habitués à avoir une vie sociale plutôt élaborée : ils ont beaucoup de temps avec leurs amis, ils ont des périodes libres [...] Lorsqu'ils entrent dans le BI, il n'y a plus de période libre, ils ont six cours à contenu suffisamment exigeant, ils ont des travaux communautaires à faire, ils ont des activités sportives, ils ont le programme de créativité CAS », a souligné M. Pellerin. « Ils ont aussi un mémoire à rédiger sur une période de deux ans et de maximum 4000 mots, de calibre universitaire. »

Le succès des jeunes qui réussiront en fin de parcours à obtenir le diplôme du Baccalauréat international en en partie assuré grâce aux exigences requises pour s'inscrire au programme. De plus, un programme préparatoire en 9e année offre des cours enrichis afin de mieux outiller les élèves qui se destinent à l'entrée au BI.

« Malgré tout, il y a du chemin à parcourir, et les élèves font beaucoup de chemin jusqu'à la fin de leur 12e année », a conclut M. Pellerin.

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