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Obama peu pressé de lancer les hostilités contre l'Iran

Barack Obama en conférence de presse, le 6 mars.

Barack Obama en conférence de presse, le 6 mars.

Photo : AFP / MANDEL NGAN

Radio-Canada

Barack Obama a nié, mardi, que Washington était sur le point de prendre une décision relativement à une éventuelle action militaire contre l'Iran.

« Dire que nous devrions faire un choix dans une semaine ou deux, ou dans un mois ou deux n'a aucun fondement », a déclaré le président américain.

Barack Obama revenait en conférence de presse sur sa rencontre de lundi avec le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou. Il a répété que la diplomatie et les sanctions pouvaient venir à bout des ambitions nucléaires iraniennes, tout en reconnaissant la souveraineté d'Israël et son droit de se défendre.

M. Obama a choisi le « super mardi » des républicains, journée au cours de laquelle une dizaine d'États se prononcent sur l'investiture du Parti républicain, pour donner sa première grande conférence de presse de l'année. Le président a saisi l'occasion pour attaquer la « désinvolture » des candidats républicains à la présidence qui, hormis Ron Paul, appellent à attaquer l'Iran. « Ces gars-là n'ont pas beaucoup de responsabilités, ils ne sont pas des commandants en chef », a lancé Obama à la presse.

Les politiciens qui tapent sur les tambours de guerre ont la responsabilité d'expliquer les coûts et bénéfices d'une intervention militaire.

Barack Obama

Plus tôt, le favori de la course républicaine, Mitt Romney, a assuré que « si Barack Obama est réélu, l'Iran disposera de l'arme nucléaire ».

Le candidat ultraconservateur républicain Rick Santorum, lui, a prôné devant le congrès de l'Aipac, principale organisation pro-israélienne aux États-Unis, le lancement d'un ultimatum à l'Iran pour qu'il détruise ses installations nucléaires, faute de quoi les États-Unis s'en chargeraient eux-mêmes.

Le président Barack Obama plaide quant à lui pour la prudence veut laisser aux sanctions internationales le temps de faire leur effet sur le régime de Téhéran.

Mardi, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a proposé à l'Iran de reprendre les discussions sur le nucléaire. Téhéran s'est dit disposé, un peu plus tôt, à laisser des experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) visiter son complexe militaire de Parchin.

Le président confiant qu'Al-Assad tombera

Une action militaire unilatérale contre Damas a elle aussi, de manière prévisible, été écartée par Obama au cours de sa conférence de presse. « Ce qui se passe en Syrie est bouleversant et scandaleux », a-t-il dit, en ajoutant également que « ce serait une erreur de lancer, comme certains l'ont suggéré, une action militaire unilatérale ou de croire qu'il existe une solution simple ».

Obama affirme qu'il croit que Bachar Al-Assad finira par tomber, « comme d'autres dictateurs avant lui ».

Bachar Al-Assad a déclaré mardi qu'il est déterminé à mener les réformes et à « combattre le terrorisme » dans son pays.

La Russie, principal allié du régime syrien, a de son côté fait savoir que les Occidentaux ne devaient pas s'attendre à ce que Moscou modifie sa position dans le dossier après la présidentielle remportée par Vladimir Poutine.

« Nous aimerions appeler nos partenaires américains et européens à ne pas prendre leurs désirs pour des réalités. La position russe sur le règlement du conflit en Syrie n'a jamais dépendu d'événements conjoncturels et ne se forme pas en fonction de cycles électoraux, contrairement à certains de nos collègues occidentaux », a déclaré le ministère des Affaires étrangères.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters