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Côte-Nord : la route 138 toujours interdite aux poids lourds

blocus-route-138

Des Innus entendent bloquer la route 138 jusqu'à ce que les négociationns reprennent avec Hydro-Québec

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le blocage de la route 138 se poursuit pour une troisième journée à Maliotenam, à l'est de Sept-Îles.

Lundi, la quarantaine de manifestants a interdit à une trentaine de camionneurs de poursuivre leur route vers le chantier de La Romaine.

De plus, des camionneurs transportant de l'équipement industriel pour Rio Tinto - Fer et Titane se sont vu refuser l'accès à la Minganie et ont également dû rebrousser chemin.

Les Innus réclament des compensations pour le passage des lignes d'électricité sur leur territoire et ils veulent forcer Hydro-Québec à reprendre les négociations.

Hydro-Québec réagit

Des représentants d'Hydro-Québec soutiennent que le blocage n'a pour le moment aucun impact sur les activités du chantier hydroélectrique de La Romaine.

blocus-route-138Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Manifestants en bordure de la route 138

La société d'État soutient que son interlocuteur privilégié demeure le Conseil de bande et non les manifestants qui ont dressé la barricade.

Un porte-parole affirme que les dirigeants d'Hydro-Québec sont ouverts à la discussion, mais qu'ils attendent que le Conseil de bande entame des démarches.

Le chef du Conseil de Sept-Îles-Maliotenam, Georges-Ernest Grégoire, se trouve présentement à Toronto. Il devrait réagir à la situation jeudi lors de son retour.

Impacts au Saguenay

Le blocus de la route 138 par des Innus a un impact direct sur des entreprises du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui réalisent des contrats au chantier La Romaine.

La compagnie Denis Lavoie et fils est en voie de terminer la construction d'une route de 40 millions de dollars. Pour conclure les travaux, l'entrepreneur a besoin d'un concasseur d'ici dimanche. Mais voilà, cette pièce d'équipement est actuellement bloquée par le barrage mis en place par les Innus. « Une fois que la période de dégel est amorcée, il faut démonter des pièces pour respecter des limites de charge », précise le directeur général de l'entreprise, Alain Lavoie.

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L'entreprise doit aussi sortir de la Romaine huit camions de 50 tonnes et une dizaine d'excavatrices pour les transporter sur un autre chantier, au nord de Chibougamau.

Autres exemples

De son côté, Gazon Savard de Saguenay, fait des pieds et des mains pour compléter un changement de faction de travail. Une équipe de déboisement de ligne de transport est toujours immobilisée à Sept-Îles.

Fernand Gilbert, lui, doit envoyer des équipes dès le 19 mars pour un contrat de 80 millions de dollars sur les digues de La Romaine 2.

Chez Nordex, le blocus n'a pas encore eu d'effets négatifs. Les équipes de bétonnage de la centrale sont déjà sur place pour réaliser un contrat de 94 millions de dollars. Le président de l'entreprise, Yvon Potvin, craint cependant des problèmes si le conflit persiste.

Il estime que le vaste chantier connaîtra des paralysies significatives si le blocus s'étire pendant plus de trois à quatre semaines.

D'après un reportage de Gilles Munger

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