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L'ancêtre de tous les vertébrés

Représentation du Pikaia gracilens

Représentation du Pikaia gracilens

Photo : Musée Royal de l'Ontario/Phlesch Bubble

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un animal primitif aux allures de ver a été identifié comme étant l'un des ancêtres communs à tous les vertébrés : poissons, oiseaux et mammifères.

Le Pikaia gracilens a été décrit pour la première fois par l'Américain Charles Doolittle Walcott en 1911. Les seuls fossiles connus viennent des schistes de Burgess, un gisement vieux de 505 millions d'années situé au parc national de Yoho en Colombie-Britannique.

Fosille du Pikaia gracilens en lumière polariséeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Fosille du Pikaia gracilens en lumière polarisée

Photo : Jean-Bernard Caron

Les paléontologues l'avaient déjà placé dans la catégorie des chordés primitifs, animaux mous pourvus d'une structure cartilagineuse le long de leur dos. La description complète restait toutefois à faire.

Les progrès des techniques, et particulièrement du microscope électronique, ont permis aux scientifiques Simon Conway Morris, de l'Université de Cambridge, et Jean-Bernard Caron, du Musée Royal de l'Ontario d'établir que l'animal possédait des myomères, muscles propres aux vertébrés.

Ces muscles ont bien évidemment disparu depuis des centaines de millions d'années, mais les chercheurs ont pu identifier les tissus connectifs auxquels ils étaient attachés.

L'animal d'environ 5 cm avait un corps allongé, un peu comme l'anguille, et possédait une petite région antérieure portant la tête.

Son corps était aplati latéralement, ce qui laisse penser qu'il avait une nageoire ventrale vers l'arrière. De nombreux myomères ou des bandes de muscles sont visibles chez la soixantaine de spécimens découverts.

Les chercheurs pensent que le Pikaia gracilens nageait librement, même s'il passait probablement beaucoup de temps sur le fond marin. La boue retrouvée dans le tube digestif laisse penser qu'il se nourrissait de matières organiques qui se déposent au fond de l'eau, comme les escargots ou les oursins.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Musée Royal de l'Ontario

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