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Santé et justice : Charest critique l'approche unilatérale d'Ottawa

Jean Charest devant le Canadian Club de Toronto

Jean Charest devant le Canadian Club de Toronto

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre du Québec a mis en garde le gouvernement fédéral contre toute tentative d'imposer une décision unilatérale concernant les transferts aux provinces.

Devant le Canadian Club de Toronto, où il est venu promouvoir le Plan Nord, Jean Charest a accusé le gouvernement conservateur de changer les règles du financement de la santé et d'autres secteurs sans chercher l'aval des provinces. Selon lui, il s'agirait d'une approche sans précédent.

Le chef provincial a estimé que ces questions doivent être discutées, surtout dans un contexte économique difficile qui peut changer à tout moment pour les provinces.

Soulignant que les coûts du système de santé augmentent et que la part financée par Ottawa recule, M. Charest a déploré que le financement du système de santé n'ait pas fait l'objet de débats. Annoncée en décembre, la décision du gouvernement Harper à cet effet a suscité la grogne de plusieurs provinces.

Le premier ministre a aussi reproché à Ottawa d'être allé de l'avant avec son projet de loi omnibus sur la criminalité, et ce, sans égards aux coûts engendrés pour les provinces.

Le projet de loi C-10 reprenait neuf anciens projets de loi jamais adoptés lors des cinq années où le gouvernement conservateur se trouvait en situation minoritaire à la Chambre des communes. Il a été adopté en décembre dernier, malgré les vives critiques qu'il avait soulevées, notamment au Québec.

Charest n'a rien obtenu d'Ottawa, dit Marois

Pauline MaroisAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Pauline Marois

Photo : Radio-Canada

Pendant ce temps, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a tenu un point de presse reprochant à Jean Charest d'avoir baissé les bras après avoir adressé une quinzaine de demandes au fédéral en septembre 2008.

Parmi elles figurent les demandes de maintenir le registre des armes à feu, d'accorder au Québec un rôle accru dans la nomination de juges à la Cour suprême, d'encadrer le pouvoir fédéral de dépenser et de rehausser le financement de l'éducation postsecondaire au niveau de ce qu'il était en 1994-1995.

« Le score de M. Charest, c'est 0 en 15. Non seulement M. Charest n'a rien obtenu, mais les choses se sont considérablement détériorées », a déclaré Mme Marois.

« Le gouvernement de M. Charest a complètement abandonné, n'exigeant rien du Canada par peur de se faire dire non. Le gouvernement libéral n'est même pas capable de défendre nos intérêts sur les enjeux non constitutionnels », a-t-elle ajouté.

La chef péquiste a ensuite énuméré une série de dépenses fédérales qui, selon elle, n'ont pas profité au Québec : des contrats pour la construction de navires de guerre, de l'aide pour le secteur de l'automobile en Ontario, pour le développement hydroélectrique du bas Churchill à Terre-Neuve, le plafonnement de la péréquation et la réduction de la croissance des transferts en santé, entre autres.

Le Parti québécois fait le pari que s'il était à la tête du gouvernement, Ottawa serait plus à l'écoute de la province. Mme Marois a rappelé que c'est sous des gouvernements péquistes qu'ont été rapatriés des pouvoirs en matière de formation de la main-d'oeuvre et qu'un amendement pour transformer les commissions scolaires confessionnelles en institutions linguistiques avait été obtenu.

Avec les informations de La Presse canadienne

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