•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Tableaux intelligents : Québec dément favoriser un proche des libéraux

Un tableau blanc intelligent
Radio-Canada

Le gouvernement du Québec nie avoir favorisé Smart Technologies et son lobbyiste, anciennement associé au cabinet de Jean Charest, pour équiper les écoles primaires et secondaires des tableaux intelligents annoncés l'an dernier.

Les deux tiers des commissions scolaires ont choisi le produit de compagnie Smart Technologies. Selon l'opposition péquiste, le gouvernement les a poussées à le faire, influencé par Martin Daraiche, de la firme Nationale.

« Les tableaux blancs qui ont été achetés sont ceux de Smart Technologies. Les tableaux de Smart Technologies sont les plus chers. Le lobbyiste de Smart Technologies est Martin Daraiche, ancien conseiller du premier ministre », a affirmé jeudi Sylvain Gaudreault à l'Assemblée nationale.

La ministre de l'Éducation s'est défendue, soutenant que la thèse du député péquiste de Jonquière n'était que pure fabulation. « Il est en train de monter une histoire, d'écrire un film et il est en train de se donner un rôle dedans, mais c'est de la fiction », a déclaré Line Beauchamp.

Pour l'instant, moins de 20 % des classes du Québec possèdent un tableau intelligent. Selon le gouvernement, deux appels d'offres ont été lancés, et les commissions scolaires pouvaient choisir parmi 14 produits, avec des prix différents qui incluent ou non des services d'entretien.

« Par souci d'élargir les possibilités pour les commissions scolaires, l'ensemble des firmes sont reconnues, sont admissibles, et les commissions scolaires avaient donc le choix de leurs achats », a ajouté la ministre.

La Fédération des commissions scolaires du Québec contredit Mme Beauchamp. Elle soutient que la Loi sur la gouvernance et la gestion des ressources informationnelles des organismes publics et des entreprises du gouvernement a enlevé toute autonomie aux commissions scolaires et que le Centre des services partagés du Québec relevant du ministère du Conseil du Trésor, qui offre les 14 produits, a le plein contrôle du processus d'acquisition.

« Il n'y a pas de liberté depuis juillet 2011. C'est une loi qui a été adoptée, ça a passé en catimini. [...] C'est vraiment le Conseil du Trésor qui choisit, et nous, on n'a aucune idée de qui il va choisir », a dit Josée Bouchard, présidente de la Fédération.

La plupart des commissions scolaires sont donc passées par l'autre groupe d'achat reconnu, dirigé par la Fédération des cégeps, qui propose le tableau Smart, un produit qu'elles estiment efficace. « Les gens, ils ne veulent pas prendre le risque de se retrouver avec un produit qui ne répondrait pas aux besoins pédagogiques », a estimé Mme Bouchard.

D'après des reportages de Martine Biron et de Marie-Andrée Brassard

Politique