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Appels frauduleux : Harper accuse les libéraux, l'opposition contre-attaque

Le premier ministre Stephen Harper en Chambre

Le premier ministre Stephen Harper en Chambre (archives)

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Dans une tournure des évènements inattendue, les conservateurs accusent à leur tour les libéraux d'être à l'origine des appels trompeurs dénoncés par l'opposition au cours des derniers jours.

Jeudi, en Chambre, le premier ministre Stephen Harper a soutenu qu'après « vérifications », son parti a constaté que le Parti libéral avait aussi eu recours à des appels automatisés pendant la dernière campagne fédérale.

Ces nouvelles allégations surviennent alors que l'opposition accuse les conservateurs de fraude électorale majeure, après que des électeurs de 47 circonscriptions eurent signalé avoir reçu des appels de personnes se présentant faussement comme des employés d'Élections Canada et les décourageant de se rendre aux urnes.

Prime Contact Group, Prime Contact Inc et First Contact

M. Harper affirme que certains des appels dont ont parlé les plaignants auraient transité par un indicatif régional du Dakota du Nord. Or, souligne le premier ministre, le Parti libéral aurait eu affaire avec une entreprise qui a des liens avec une compagnie américaine, Prime Contact.

Cette information a tout de suite été démentie par l'opposition, qui rappelle l'existence de deux compagnies du même nom, Prime Contact Group, basée au Canada, et Prime Contact Inc, basée au Dakota du Nord. « Ce sont deux compagnies complètement différentes », précise Bob Rae, qui affirme avoir embauché la compagnie canadienne.

Pour ajouter à la confusion, une troisième compagnie du nom de First Contact, dont les serveurs sont aux États-Unis, aurait été embauchée par le Parti libéral pendant la campagne électorale, selon Stephen Harper.

« Il n'y a pas d'appels qui sont venus des États-Unis », rétorque le chef libéral.

Bob Rae veut dissiper les doutes

Estimant que M. Harper et ses collègues ont une « capacité remarquable à se transformer en victime », le chef libéral Bob Rae a répliqué en offrant de présenter les registres d'appels de ses campagnes dans différentes circonscriptions à travers le pays.

« Nous sommes prêts à donner toute l'information sur les questions posées, sur qui a été téléphoné, et pourquoi. Est-ce que le premier ministre est prêt à faire la même chose? », a-t-il lancé en Chambre avec vigueur.

Pour le député néo-démocrate de Rosemont-La-Petite-Patrie, Alexandre Boulerice, ces nouvelles allégations du gouvernement conservateur sont une manoeuvre de diversion. « Ça montre à quel point les conservateurs veulent changer de cible », a-t-il déclaré.

Le Nouveau Parti démocratique accuse les conservateurs d'avoir orchestré l'affaire des appels frauduleux et demande qu'une enquête criminelle soit menée.

Mardi dernier, les députés ont par ailleurs adopté à l'unanimité une motion néo-démocrate demandant à tous les élus qui détiendraient des informations au sujet d'appels trompeurs de les transmettre à la Gendarmerie royale du Canada ou à Élections Canada.

Les conservateurs continuent de leur côté de nier toute responsabilité dans cette affaire, en accusant les partis de l'opposition de mener une campagne de salissage.

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