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L'enseignement de l'histoire au secondaire est indigent, selon des professeurs

Des étudiants universitaires

Des étudiants universitaires

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des enseignants du secondaire déplorent dans un récent rapport que l'histoire nationale du Québec soit abordée de façon trop schématique en classe et demandent que le contenu de leur programme soit revu.

Dans un sondage effectué par la Coalition pour l'histoire auprès de 215 des 1070 enseignants en histoire du secondaire au Québec, une majorité estime que la matière est mal enseignée et que les professeurs ont été mal formés pour l'enseigner.

La romancière et historienne Micheline Lachance est de cet avis. « C'est un peu comme si les jeunes Québécois sur les bancs de nos écoles n'avaient pas de racines », a-t-elle affirmé lors d'une conférence de presse à Montréal, jeudi.

« Comme si les jeunes immigrants débarquaient sur une planète historiquement aseptisée, sans valeurs communes. Après ça on s'étonne qu'ils ne s'intègrent pas à leur société d'accueil », a-t-elle ajouté.

La Coalition pour l'histoire, un organisme créé en 2009 par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et qui milite pour le renforcement de l'enseignement de l'histoire au Québec, formule donc une série de recommandations qu'elle souhaite transmettre à la ministre de l'Éducation du Québec.

Dans son rapport intitulé Une histoire javellisée au service du présent, la Coalition propose entre autres d'augmenter de 350 à 500 le nombre d'heures consacrées à l'histoire. L'organisme recommande également au ministère d'apporter des modifications au baccalauréat d'enseignement d'histoire.

Déjà en décembre 2009, l'organisme avait lancé une pétition pour « une révision en profondeur du contenu des programmes d'histoire ».

En octobre dernier, dans la foulée de la sortie d'une étude par l'historien Éric Bédard sur le sujet, la Coalition pour l'histoire réitérait ses demandes, en proposant que la formation des futurs enseignants du secondaire soit « sérieusement rehaussée ».

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