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Le budget de la « juste part »

L'édifice du Parlement à Québec

Photo : Luc Lavigne

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pour décrire ses intentions budgétaires en vue du 20 mars, le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, a parlé d'un exercice qui s'inscrit dans la continuité. « Il n'y aura pas de milliards de nouveaux programmes, de nouvelles dépenses », a-t-il averti.

M. Bachand vise toujours l'atteinte d'un budget équilibré en 2013-2014, tout en promettant aux contribuables et aux familles des services de qualité, entre autres en santé et en éducation. Le budget devrait également contenir des mesures de protection de l'environnement, ainsi que des mesures pour augmenter la croissance, a précisé le ministre. Il reporte toutefois d'un an, en 2014-2015, un montant d'un milliard de dollars de mesures.

Raymond Bachand reprend en outre une expression qu'il avait utilisée en février 2010, la « révolution culturelle », pour décrire ses objectifs. Le ministre souhaite que les contribuables comprennent qu'ils ont une « juste part » à payer dans le financement des services publics.

« Je veux des services, mais je ne peux pas toujours demander aux autres de payer pour », résume-t-il.

Concernant les droits de scolarité, par exemple, Québec n'a toujours pas l'intention de revenir sur sa décision de les augmenter de 1625 $ en cinq ans, à compter de l'automne 2012. Selon le ministre, c'est une question d'équité pour les contribuables, les universitaires se préparant à gagner un bien meilleur salaire que les gens moins scolarisés.

Le principe de « juste part », ajoute le ministre Bachand, « devrait s'appliquer partout, sauf dans la santé de base, parce que la santé, on a décidé comme société que c'était gratis »

Croissance moindre et baisse des revenus

En octobre dernier, Québec disait tabler sur une augmentation du produit intérieur brut de 1,6 % cette année ainsi que l'an prochain, contrairement à 2 % et 2,2 % comme il était prévu dans le budget de mars 2011.

Compte tenu d'une croissance moindre que ce qui était anticipé, le gouvernement prévoit une baisse de ses revenus de l'ordre de 725 millions de dollars, qu'il compte compenser par l'augmentation récente des droits miniers (passés de 12 % à 16 % en deux ans), un service de la dette moins important que prévu et par des sommes provenant de l'accord conclu avec le fédéral concernant l'harmonisation des taxes de vente. Le ministre des Finances prévoit par ailleurs une croissance des dépenses entre 3 % et 3,5 %.

Le ministre Bachand annonce que le Québec présentera en 2015 un surplus budgétaire de 2 milliards de dollars, et prévoit l'utiliser pour rembourser la dette, qui dépasse 173 milliards de dollars, soit 55 % du PIB, et pourrait atteindre plus de 200 milliards en 2015.

Des mesures à préciser

Les droits miniers ne subiront pas la hausse que réclame l'opposition afin de garder la province compétitive, soutient le ministre. Raymond Bachand s'est d'ailleurs félicité de constater que les intentions d'investissements des minières augmentaient de 62 % cette année. Le gouvernement pourrait hausser son niveau de participation dans ces entreprises. Il était évalué à 500 millions de dollars en cinq ans, l'an dernier.

Le budget devrait comprendre des mesures « très ciblées et structurantes » d'exploitation des ressources naturelles, le ministre disant vouloir montrer « que c'est vrai le Plan Nord, que ça se passe en réalité, et que ça va bien ». L'an dernier, Québec avait annoncé 1,6 milliard d'investissements en cinq ans dans le cadre du Plan Nord, notamment pour la construction de routes d'accès.

Le ministre Bachand affirme que Québec donnera ses attentes en matière de retombées et de redevances dans le secteur de l'exploration pétrolière.

Au plan social, Québec veut accroître le rôle des organismes prodiguant des soins à domicile aux personnes âgées. Le gouvernement devrait aussi bonifier les crédits d'impôt aux aidants naturels.

Enfin, le ministre Bachand annonce qu'il précisera le cadre financier et « toute l'architecture » d'un régime volontaire d'épargne retraite pour les personnes n'ayant aucun régime complémentaire à la rente du Québec. Les employés y seront inscrits automatiquement, mais auront un droit de retrait.

Avec les informations de La Presse canadienne

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