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Station spatiale internationale : le Canada renouvelle son engagement

La SSI en avril 2010

La SSI en avril 2010

Photo : NASA

Radio-Canada

De passage à Québec, le ministre fédéral de l'Industrie, Christian Paradis, a confirmé mercredi le renouvellement de l'engagement du Canada envers la Station spatiale internationale de 2015 à 2020.

Les autres membres, soit le Japon, la Russie, les États-Unis et l'Europe, avaient tous renouvelé leur engagement il y a deux ans. La position du Canada tardait.

En entrevue la semaine dernière, le directeur général de l'exploration spatiale à l'Agence spatiale canadienne, Gilles Leclerc, disait attendre la réponse avec impatience. « Je ne sais pas si ça va être dans le prochain budget. On espère qu'il va y avoir une décision politique, que ce soit dans le budget ou ailleurs, qui va nous autoriser à annoncer auprès de nos partenaires le prolongement de la station », a-t-il affirmé.

La semaine dernière, l'ex-astronaute et ancien président de l'Agence spatiale canadienne et maintenant député libéral fédéral Marc Garneau soulignait l'importance pour le gouvernement Harper de renouveler le plus tôt possible cet engagement. « C'est très compliqué parce que tous les projets spatiaux durent pendant des années. Il faut savoir comment planifier à l'avance. »

Cette annonce survient au moment où les agences spatiales membres de la station spatiale internationale sont réunies pendant plusieurs jours au Château Frontenac, à Québec.

Le Canada est membre de la station spatiale internationale depuis 1998, ce qui lui coûte 35 millions de dollars par année. Une des plus grandes contributions du pays à la station est le bras robotique de 17 mètres de long, Canadarm 2, un outil nécessaire à son assemblage et à son entretien.

Le but central de la station spatiale est la recherche. Les découvertes qui y sont faire en état d'apesanteur peuvent être majeures pour les humains. Les connaissances varient de l'ostéoporose à la chirurgie robotique.

Or, l'achèvement de sa construction s'est fait avec 6 ans de retard. D'abord prévue pour 2004, la fin des travaux est survenue en 2010. Ces retards lui ont valu le titre « d'éléphant blanc à 100 milliards de dollars » de la part de plusieurs observateurs.

Retombées à Québec

Le ministre Paradis a dévoilé deux projets pour des diagnostics médicaux en cours de réalisation au Centre de recherche en infectiologie de l'Université Laval et à l'Institut national d'optique (INO).

Le Centre de recherche en infectiologie a reçu près de 1,3 million de dollars pour mettre au point une unité de test qui permettra le diagnostic en temps réel de maladies infectieuses. Le projet est complété depuis décembre 2011, mais les chercheurs ont besoin de faire une deuxième phase de travaux pour l'envoyer en orbite.

Pour sa part, l'INO a reçu un financement de plus de 2,5 millions de dollars pour la confection d'un cytomètre qui servira à des analyses biologiques et à des applications cliniques afin de diagnostiquer des troubles de santé. Le projet, appelé Microflow, va accompagner l'astronaute Chris Hadfield qui doit commander la station spatiale internationale à la fin de l'année. Dès lors, des tests seront effectués dans l'espace.

Québec

Science