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Pas de résultat, pas d'emploi

Sylvain Jean.

Sylvain Jean.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les piètres performances de la formation canadienne alpine de surf des neiges auront coûté son poste à l'entraîneur-chef Sylvain Jean. Il a été remercié jeudi dernier par peur de perdre le financement de l'équipe.

La désastreuse performance des planchistes à Stoneham la semaine dernière a été la goutte qui a fait déborder le vase. Il est remplacé par son adjoint Mark Fawcett.

Jasey-Jay Anderson, quadruple champion du monde et médaillé olympique, se retrouve au 23e rang du classement du slalom géant en parallèle, tandis que Matthew Morison est 24e. Le Canada compte un seul podium cette saison, soit la victoire de la Québécoise Caroline Calvé à Carezza, en Italie, au mois de décembre.

Les planchistes canadiens ne sont grimpés que deux fois sur les podiums de Coupe de monde depuis les Jeux olympiques de Vancouver, en janvier 2010. Le Canada avait réussi l'exploit à 14 reprises entre 2008 et 2010, dont 10 grâce à Anderson.

Sylvain Jean venait pourtant d'être nommé entraîneur du mois de décembre 2011 par l'Institut national de formation des entraîneurs et le Club de la médaille d'or.

« J'avoue très honnêtement, il n'y a aucun reproche envers Sylvain, indique le directeur haute-performance de Snowboard Canada, Robert Joncas. Mais ça prend du changement. »

Une question d'argent

andersonjaseyjayAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jasey Jay Anderson

Photo : AFP / Pedro Armestre

Même s'il n'y a pas de reproches envers l'entraîneur, M. Joncas avoue que la crainte de perdre la presque totalité du financement de l'équipe a pesé lourd dans la balance.

L'organisme À nous le podium (ANLP) remet 2,2 millions de dollars cette année aux programmes élites de Snowboard Canada. Les succès en slopestyle et en snowboard cross devraient permettre à ces programmes d'augmenter leur financement, au détriment du slalom géant en parallèle, dont les compressions pourraient être de 20 %.

« Le financement du programme haute-performance vient à 90 % d'ANLP, confirme Robert Joncas. Le financement d'ANLP est basé sur la performance. Par exemple, notre programme de demi-lune a été coupé à zéro cette année. »

« Nous n'avions même pas d'argent pour payer un entraîneur, poursuit-il. Les athlètes étaient ici sans entraîneur, et on ne veut pas que ça se reproduise avec le programme alpin. »

Sylvain Jean et les athlètes sont d'ailleurs bien au courant de la position précaire de leur sport.

« ANLP c'est comme n'importe quel commanditaire : si c'est eux qui financent, ils veulent voir des résultats », dit le médaillé d'or aux Jeux olympiques de Vancouver Jasey-Jay Anderson.

Le message est simple : c'est aux athlètes d'offrir de bonnes performances.

« C'est un peu une onde de choc qu'ils ont lancée dans l'équipe pour réveiller tout le monde », estime Sylvain Jean.

« Ça a été clair avec eux », révèle Robert Joncas.

L'obtention du financement pour l'an prochain repose désormais sur les performances à venir des athlètes.

« Ça met de la pression sur les autres personnes de l'équipe », estime Caroline Calvé.

(D'après un reportage de Marc Durand)

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