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Riches et tricheurs

Mercedes Classe C
Radio-Canada

Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l'Université de Toronto et de l'Université de Californie à Berkeley laisse entendre que plus les gens ont du succès, sont riches ou éduqués, plus ils ont tendance à mentir, tricher ou avoir des comportements peu courtois en voiture.

Ces conclusions proviennent de sept expériences au cours desquelles on a mesuré les comportements quotidiens de gens provenant de différentes classes sociales. Les chercheurs ont ainsi pu se rendre compte qu'en toutes circonstances, la « classe supérieure » était celle qui avait le plus de comportements sociaux inappropriés ou illégaux. Toutefois, ils soulignent que tous les gens ont en général tendance à agir de la sorte, et que leur étude ne peut en aucun cas aider à prédire les comportements des individus.

Les chercheurs indiquent que c'est lors d'une expérience impliquant 152 conducteurs californiens que la différence entre les classes a été la plus marquée. Lors de cette expérience, on a pu remarquer que les sujets qui conduisaient des voitures plus chères avaient 50 % plus de chances que ceux qui avaient des voitures de prix moyens de couper la route à un piéton qui traversait la rue.

Comportements peu éthiques

Des effets concluants, mais plus « modérés », ont été observés lors des autres scénarios, qui impliquaient entre autres que les participants évaluent eux-mêmes leur penchant à s'engager dans des comportements peu éthiques, choisissent combien de bonbons ils allaient retirer d'un pot quand le reste était destiné à des enfants, décident ou non de dire la vérité lors de la négociation de leur salaire ou trichent ou non dans l'espoir de gagner un prix.

Selon les chercheurs, plusieurs raisons peuvent expliquer cette différence dans les comportements. Par exemple, on excuse plus facilement les gens provenant de « classes supérieures » lorsqu'ils agissent de façon répréhensible. De plus, ceux-ci ont plus de ressources pour faire face aux conséquences de leur comportement, comme la capacité de payer des amendes.

Pour Stéphane Côté, psychologue à la Rotman School of Management de l'Université de Toronto, l'un des auteurs de l'étude, une vision plus positive de l'avidité chez les classes supérieures pourrait aussi être un facteur qui explique leur tendance à s'engager dans des comportements peu éthiques.

M. Côté affirme cependant que cette tendance peut être transformée par des interventions qui mettent de l'avant l'empathie et l'aide à autrui.

L'étude, dont seulement un résumé a été rendu public pour le moment, sera publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

Avec les informations de CBC

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