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Aéroport de Neuville : le promoteur estime avoir toutes les autorisations

aéroport Neuville

aéroport Neuville

Radio-Canada

Les démarches du maire de Neuville, Bernard Gaudreau, auprès du ministre de l'Agriculture, Pierre Corbeil, pour faire cesser la construction de l'aéroport n'ébranlent pas le promoteur, Neuville Aéro. Le président de l'entreprise, Martin Mercier, est convaincu d'avoir le droit d'aller de l'avant avec son projet.

Le maire de Neuville a rencontré mardi le ministre de l'Agriculture, Pierre Corbeil, pour le prier d'intervenir dans le dossier.

Martin Mercier dit mal comprendre l'acharnement du maire, d'autant plus qu'il a signé une lettre d'entente avec la Ville.

Il souligne que le ministère de l'Environnement a inspecté le site et que tout est sécuritaire. Selon lui, l'aéroport ne sera pas aussi bruyant que le disent les opposants. Il affirme que tout est fait selon les règles de l'art.

« On respecte les règles, on respecte les normes, on respecte tout ce qui a été fait depuis le début, en novembre, quand on a commencé cette construction-là. En plus, on a toujours un protocole d'entente avec la municipalité de Neuville. On a même choisi le site avec la municipalité de Neuville. Alors, nous autres, là-dessus, on se sent à l'aise. »

De son côté, le maire dit avoir signé cette entente pour tenter de limiter les inconvénients, le cadre légal actuel ne permettant pas d'interdire le projet. « Le protocole d'entente constitue simplement un encadrement de l'exploitation, pas une acceptation du projet. »

Martin Mercier pense que les opposants sont désespérés. C'est pour ça, dit-il, qu'ils l'accusent de profiter de l'aménagement de la piste d'atterrissage pour faire le trafic de terre arable. Les opposants estiment qu'il aurait vendu pour un demi-million de dollars de terres agricoles, ce qui est tout à fait faux, dit-il.

Neuville Aéro dénonce la désinformation

Martin Mercier dit que son entreprise est victime de désinformation de la part des opposants à son projet. Il a fait parvenir une lettre aux médias dans laquelle il affirme que certains citoyens vont trop loin en l'accusant même de faire du commerce illicite de terre arable.

Les opposants, comme Jean-Pierre Lorrain, affirment qu'une grande quantité de terre a été enlevée du site de l'aéroport pour procéder aux travaux de construction. Selon M. Lorain, le promoteur en a profité pour vendre cette terre agricole de première qualité à fort prix.

« Je peux vous dire que des voyages de terre comme ça, c'est de la terre très riche, de la terre arable. C'est une terre agricole qui vaut au minimum 200 $ par voyage. On est rendu à 3000 voyages qui sont sortis déjà, alors faites le calcul. C'est 600 000 $ de valeur qui est sorti de ce site-là », affirme Jean-Pierre Lorain.

Martin Mercier rétorque que ces affirmations sont complètement « farfelues ». Il affirme plutôt qu'une piste d'atterrissage se construit comme une route, qu'il faut donc enlever les matériaux de surface pour empêcher qu'ils se déforment avec le gel et le poids des avions. Des cailloux, des souches, des branches et de la terre de « qualité variable » ont donc été enlevés pour niveler le sol, explique-t-il.

Les matériaux de déblais ont été donnés à une entreprise de Pont-Rouge. Aéro Neuville affirme n'avoir empoché qu'un montant de 35 $ par camion pour le chargement de matériaux avec son propre équipement et son personnel. Dans son communiqué, Martin Mercier s'explique mal que les opposants dénoncent à la fois ce « trafic de bonne terre tout en déposant en même temps une plainte indiquant que les matériaux transportés seraient éventuellement contaminés ».

Jean-Pierre Lorain soutient que le promoteur estime à tord qu'il a les autorisations qu'il faut pour réaliser son projet. « Je peux vous assurer qu'il n'en a pas d'autorisation. Il y a un vide juridique et c'est ça le problème », a-t-il affirmé.

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