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Stupéfiants : un rapport de l'ONU cible les cyberpharmacies et les centres d'injection supervisée

Médicaments d'ordonnance et drogues intraveineuses
Photo: iStock / iStockphotos
Radio-Canada

Dans son rapport 2011, l'Office international de contrôle des stupéfiants (OICS), une agence des Nations unies, se penche entre autres sur la vulnérabilité des jeunes face aux drogues. Il condamne aussi l'existence de centres d'injection supervisée au Canada, ce qui contrevient aux conventions internationales.

Des cyberpharmacies illégales ciblent de plus en plus les jeunes au moyen d'Internet et des médias sociaux, s'inquiète l'OICS.

Ces entreprises vendent des médicaments et des drogues illégales en ligne, souvent des contrefaçons, souligne l'agence onusienne dans son rapport annuel.

« Les pharmacies illégales sur Internet ont commencé à utiliser les médias sociaux pour attirer des clients vers leurs sites, ce qui peut exposer un public large, et surtout jeune, à des produits dangereux », a déclaré le président de l'OICS, Hamid Ghodse, par voie de communiqué.

L'OICS invite donc les gouvernements à fermer ces cyberpharmacies illégales et à saisir les substances commandées illégalement sur Internet et acheminées en contrebande par voie postale.

Dans son rapport annuel, l'OICS affirme qu'il faut « rompre le cercle vicieux » de l'exclusion sociale et de la dépendance aux drogues, et rappelle l'importance de protéger les jeunes et les communautés vulnérables contre la toxicomanie.

L'Amérique du Nord, premier marché de drogues

Le rapport souligne également que l'Amérique du Nord reste le premier marché de drogues du monde, les États-Unis, le Mexique et le Canada « affichant toujours des niveaux élevés de production, de fabrication, de commerce et de consommation de drogues illicites ».

L'OICS constate en outre que les saisies de cannabis au Canada ont augmenté depuis 2009, tandis que les saisies de cocaïne et d'héroïne y ont considérablement baissé entre 2005 et 2010. En revanche, la quantité annuelle de cocaïne saisie au Canada en provenance des États-Unis a plus que doublé au cours de la même période.

Les centres d'injection supervisée montrés du doigt

Le rapport condamne en outre la décision de la Cour suprême du Canada, rendue en septembre 2011, de permettre à un centre d'injection supervisée de Vancouver de continuer de se prévaloir de l'exemption à la loi qui lui permet d'offrir ses services aux toxicomanes. L'OICS rappelle que ces centres « ne sont pas conformes aux conventions internationales [...] auxquelles le Canada adhère ».

Société