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Le Yémen a un nouveau président

Ali Abdallah Saleh (à droite avec son successeur Abd Rabbo Mansour Hadi lors de la cérémonie de passation de pouvoir

Ali Abdallah Saleh (à droite avec son successeur Abd Rabbo Mansour Hadi lors de la cérémonie de passation de pouvoir

Photo : AFP / MOHAMMED HUWAIS

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après 33 ans de pouvoir et une fin de règne tourmentée, Ali Abdallah Saleh cède le pouvoir à Abd Rabbo Mansour Hadi.

M. Hadi a été élu le 21 février par plus de 99 % des voix. Comme le prévoit l'accord de transition, il était le seul candidat et a été élu pour une période de transition de deux ans.

L'ancien président Saleh a promis de venir en aide à son successeur pour la reconstruction du pays et a appelé les Yéménites à « soutenir la nouvelle direction pour reconstruire ce qui a été détruit par la crise ».

M. Saleh a aussi invité les « pays frères et amis à aider le Yémen à faire redémarrer les projets arrêtés, ce qui aiderait à la sécurité et à la stabilité du pays », en soulignant qu'« il ne peut y avoir de sécurité et de stabilité sans développement global ».

Il a fallu près d'un an de contestation, parfois violente, pour que M. Saleh accepte, sous la pression des monarchies du Golfe, un plan de transition prévoyant son départ en échange d'une immunité pour lui-même et pour ses proches, dont plusieurs restent à des postes de responsabilité.

Cependant, il demeure président de son parti, le Congrès populaire général (CPG).

À 69 ans, M. Saleh devient le quatrième dirigeant à être emporté par le printemps arabe, mais à l'issue d'un processus de transition négocié qui ne l'empêche pas d'envisager un rôle politique à l'avenir.

Le Tunisien Zine el-Abidine Ben Ali a fui son pays, l'Égyptien Hosni Moubarak a cédé le pouvoir, mais risque maintenant la peine de mort pour meurtres et le Libyen Mouammar Kadhafi a été tué par les rebelles.

De son côté, M. Hadi s'est félicité du caractère pacifique de la transition. « Je souhaite céder pacifiquement le pouvoir dans deux ans à un nouveau président », a-t-il notamment déclaré.

La cérémonie tenue au palais présidentiel, à Sanaa, a été boycottée par l'ancienne opposition parlementaire qui fait partie du gouvernement d'entente nationale. Celle-ci a estimé, dans un communiqué, que M. Hadi, fort du vote de plus de six millions d'électeurs, aurait pu s'en passer.

Les jeunes exigent de vraies réformes

Les jeunes qui ont animé la contestation contre le régime de M. Saleh ont pour leur part manifesté devant la résidence du nouveau président.

Ils ont demandé de vraies réformes, dont la réorganisation des forces armées et la purge des services de sécurité des proches de Saleh.

« On a élu Abd Rabbo (Hadi) pour qu'il soit président du Yémen, pas un employé de Saleh », a résumé Adel Abdoullah, un des organisateurs de la manifestation.

Beaucoup de ces jeunes contestent l'immunité accordée à M. Saleh et appellent à le traduire en justice, le rendant responsable de la mort de plusieurs centaines de personnes pendant la répression des manifestations.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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