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Une attaque de Boko Haram fait trois morts au Nigeria

Un marché de Maiduguri (archives)

Un marché de Maiduguri (archives)

Photo : La Presse canadienne / SUNDAY ALAMBA

Radio-Canada

Un kamikaze a fait exploser sa voiture piégée à l'extérieur d'une importante église dimanche, tuant trois personnes et en blessant 38 autres dans une ville du centre du Nigeria, où des centaines de personnes sont mortes dans des violences religieuses et ethniques.

La secte islamiste radicale Boko Haram a revendiqué la responsabilité de l'attentat contre le principal temple de l'Église du Christ au Nigeria, attentat qui a eu lieu alors que les fidèles assistaient à une cérémonie matinale.

L'attaque fait suite à d'autres actes violents dont se réclame la secte contre des chrétiens dans le nord du pays, aggravant la méfiance entre les deux principaux courants religieux dans cette nation multiethnique de plus de 160 millions d'habitants.

L'attaque a tué une femme, un père et son enfant près de l'explosion, a indiqué Pam Ayuba, porte-parole de l'État du Plateau. Le terroriste aurait vraisemblablement fauché la femme en dirigeant à toute vitesse son véhicule vers les bâtiments de l'église, a expliqué Mark Lipdo, un coordonnateur d'un groupe chrétien appelé Fondation Stefanos.

L'explosion a projeté du verre brisé partout sur le terrain de l'église, tandis qu'une foule de jeunes en colère a commencé à briser les fenêtres des voitures passant devant le lieu de l'attentat.

Des responsables des services d'urgence ont transporté 38 personnes à l'hôpital, a mentionné Yushau Shuaib, un porte-parole de l'Agence nationale de gestion des urgences du Nigeria.

Le président Goodluck Jonathan a condamné l'attaque par voie de communiqué. « Ceux qui tentent de nous diviser en employant la peur et la terreur échoueront. Ces attaques aveugles contre les chrétiens et les musulmans sont une menace envers tous les Nigérians amoureux de la paix », a-t-il déclaré.

Lors d'une conférence téléphonique tenue dimanche avec des journalistes, un porte-parole des Boko Haram utilisant le pseudonyme d'Abul Qaqa a revendiqué la responsabilité de l'attaque-suicide.

Il a également révélé que la secte était responsable de l'incendie d'une école primaire dans la ville de Maiduguri, son lieu de naissance spirituelle, un acte servant d'avertissement aux agences de sécurité afin qu'elles n'envahissent pas des écoles islamiques.

Associated Press


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