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Entente de principe pour les CPE syndiqués à la CSN

Centre de la petite enfance la Grange aux lutins
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les délégués des syndicats des centres de la petite enfance (CPE) affiliés à la CSN ont approuvé dimanche l'entente de principe conclue avec les représentants du ministère de la Famille et ceux des associations d'employeurs.

Cette entente de principe devra être entérinée localement par les assemblées générales des 360 CPE syndiqués avec la CSN lorsque les négociations régionales auront été conclues, a indiqué la CSN dimanche soir, par voie de communiqué.

« La nouvelle convention collective, qui sera valide jusqu'au 31 mars 2015, prévoit les mêmes augmentations salariales que celles accordées aux salariés du secteur public, selon l'entente ratifiée par ces derniers au printemps 2010. Ce règlement prévoit des hausses de salaire, rétroactives au 1er avril 2010, qui pourront varier de 6 à 10,5 % sur cinq ans, en fonction de la variation du produit intérieur brut (PIB) nominal et du taux d'inflation », indique le communiqué.

« Chaque salarié pourra dorénavant compter sur quatre semaines de vacances après 5 années de service et sur cinq semaines après 15 années. Les syndiqués des CPE ont également réussi à instaurer une grille en matière de congés annuels. Les employés des CPE bénéficieront de 13 jours fériés annuels ainsi que de 10 journées de maladie. Les avantages supérieurs à cette grille, que l'on retrouve dans certaines conventions collectives, seront maintenus », ajoute la CSN.

L'entente de principe prévoit également un rehaussement de la contribution gouvernementale au régime d'assurance collective afin de pallier le retrait des employeurs à ce financement. La part assumée par le ministère de la Famille passera de 3 à 4 % de la masse salariale.

Par ailleurs, un programme de préretraite sera dorénavant disponible pour les travailleuses des CPE. À partir de 55 ans, elles pourront diminuer leur temps de travail tout en maintenant leur poste, et ce, pour une durée maximale de 60 mois.

Les différentes parties satisfaites

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) recommande à ses membres d'adopter cette entente de principe, qui protégera les droits des travailleuses « au moins jusqu'en 2018 ».

« Notre objectif de rehausser le plancher de certains congés pour une portion de nos membres est atteint. On a fait des gains intéressants pour nos travailleuses occasionnelles et à temps partiel en matière d'équité par rapport aux travailleuses à temps plein », a déclaré la responsable du secteur des CPE à la FSSS-CSN, Louise Labrie.

« La ratification de cette entente de principe est certainement réjouissante, mais il ne faut pas perdre de vue que la majorité de nos syndicats n'a toujours pas d'entente de principe sur le plan régional des négociations », a-t-elle toutefois souligné.

« Nous en appelons aujourd'hui à la bonne foi des employeurs régionaux, notamment à Montréal, à Laval, en Estrie et en Montérégie, pour convenir au plus vite d'un nouveau contrat de travail pour l'ensemble des dispositions de nos conventions collectives. Deux ans sans convention, ça a assez duré! », a-t-elle conclu.

En entrevue à Radio-Canada, la ministre de la Famille Yolande James s'est dite « très heureuse pour les parents et les familles du Québec » d'être parvenue à trouver un terrain d'entente négociée.

Elle estime qu'il s'agit d'une excellente nouvelle, puisque le principe « d'être capable de reconnaître le travail des éducatrices tout en respectant la capacité de payer des contribuables » a été respecté.

CPE 101

Les centres de la petite enfance sont des institutions spécifiquement québécoises vouées à la garde et à l'éducation de jeunes enfants. Le principe en est l'accès à la garde d'enfants pour tous. Ils sont gérés par un conseil d'administration composé d'au moins deux tiers de parents utilisateurs des services de garde et sont financés par la province. Le réseau des CPE a été mis sur pied en 1997 par Pauline Marois, alors ministre de l'Éducation.

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