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La Cour du Québec retarde un projet de pipeline qui pourrait servir au pétrole albertain

Montréal Pipe-Lines souhaite installer une station de pompage à Dunham.
Montréal Pipe-Lines souhaite installer une station de pompage à Dunham.
Radio-Canada

Un projet visant à inverser le flux d'un oléoduc et qui pourrait permettre l'exportation du pétrole issu des sables bitumineux albertains vers la côte est des États-Unis est retardé par une décision de la Cour du Québec.

La Cour a jugé que la compagnie Pipe-Lines Montréal devait justifier la construction d'une station de pompage à Dunham auprès de la Commission de protection du territoire agricole du Québec. Pipe-Lines Montréal a besoin de cette station de pompage pour inverser le flux du pétrole transporté.

Le tribunal est intervenu après l'action d'un résident de Dunham et de l'organisation Équiterre, qui se félicite de la décision de la Cour. Des résidents et des élus craignent que l'inversion du flux et l'augmentation des volumes ne décuplent la pression à l'intérieur des tuyaux et, par le fait même, les risques d'accidents et de déversements.

Dans un communiqué, Pipe-Lines Montréal affirme qu'elle n'a actuellement aucun projet en lien avec le transport de pétrole de l'Ouest.

Le projet d'inversement de ce pipeline entre Montréal et Portland, dans le Maine, s'ajoute cependant à d'autres projets similaires qui permettraient de faire voyager du pétrole issu des sables bitumineux albertains vers les raffineries de l'est de l'Amérique du Nord.

Ainsi, Enbridge a demandé à l'Office national de l'Énergie la permission d'inverser un autre pipeline entre Sarnia et Westover, en Ontario. Équiterre s'oppose à ces projets pour ne pas favoriser l'exploitation des sables bitumineux, qui provoque de lourdes émissions de gaz à effet de serre.

« Compte tenu de ses engagements dans la lutte au réchauffement climatique, le Québec ne doit pas encourager l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta en permettant le transit de ce pétrole sur son territoire, et encore moins permettre qu'il y soit raffiné », fait valoir Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d'Équiterre.

Société