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Irak : des attentats en série font 55 morts

Les forces de sécurité irakiennes collectent des débris après un attentat survenu le 23 février dans l'ouest de Bagdad

Les forces de sécurité irakiennes collectent des débris après un attentat survenu le 23 février dans l'ouest de Bagdad

Photo : AFP / Khalil al-Murshidi

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des attentats se sont succédé à Bagdad et dans 11 autres villes d'Irak jeudi, faisant au moins 55 morts et 225 blessés, dont bon nombre de civils et d'enfants, selon un nouveau bilan des autorités et des hôpitaux. Le ministère de l'Intérieur a imputé ces attaques à Al-Qaïda, affirmant qu'il s'agissait d'une nouvelle opération pour déstabiliser le pays.

Les attentats-suicide, explosions de bombes et fusillades, apparemment coordonnés, ont duré plus de quatre heures à Bagdad, où ils ont été les plus meurtriers, frappant des bureaux du gouvernement et des restaurants. Une voiture piégée a tué neuf passants dans une rue de la capitale. Une attaque à la voiture piégée s'est également produite près d'une école primaire dans la ville de Musayyib. Sur tout le territoire irakien, les forces de sécurité ont apparemment été visées par au moins 14 attaques distinctes.

« Ce qui se passe aujourd'hui, ce ne sont pas de simples violations de la sécurité, c'est un énorme échec d'une sécurité catastrophique. Nous voulons savoir : que font les milliers de policiers et de soldats à Bagdad aujourd'hui, pendant que les terroristes sillonnent la ville et sèment la violence? », s'est indigné Ahmed al-Tamimi, qui travaillait dans un bureau du ministère de l'Éducation proche d'un restaurant où a explosé une bombe, dans le quartier chiite de Kazimiyah, dans le nord de Bagdad.

Le ministère irakien de l'Intérieur a imputé ces attentats à Al-Qaïda, qui veut montrer « qu'il opère toujours en Irak et a la capacité de frapper dans la capitale et d'autres villes ». Les terroristes, ajoute le communiqué du ministère, veulent prouver « que la situation en matière de sécurité en Irak ne sera jamais stable ».

L'insurrection lance régulièrement des attaques meurtrières de grande envergure depuis le départ des dernières troupes de combats américaines d'Irak à la mi-décembre, après quasiment dix ans de guerre. La police est généralement considérée comme le maillon faible des forces de sécurité irakiennes.

Peu après la fin du retrait américaine, une crise politique aiguë sur fond de tensions religieuses a éclaté quand les autorités à majorité chiites ont voulu arrêter le vice-président sunnite Tarek al-Hachémi en l'accusant d'avoir commandité des escadrons de la mort visant les forces de sécurité et des responsables gouvernementaux.

Les attentats de jeudi n'ont pas été revendiqués, mais les cibles visées suggèrent une opération d'Al-Qaïda. Le groupe terroriste a en revanche revendiqué les attaques similaires du 5 janvier à Bagdad qui avaient principalement visé des pèlerins chiites et fait 78 morts. L'Irak avait alors connu sa journée la plus sanglante depuis des mois.

Un haut responsable irakien du renseignement ayant requis l'anonymat a estimé que les attentats de jeudi avaient probablement nécessité au moins un mois de préparation. Il les interprète comme une tentative d'effrayer les diplomates censés participer au sommet annuel de la Ligue arabe qui doit se tenir fin mars à Bagdad. L'organisation régionale avait dû annuler sa conférence prévue dans la capitale irakienne l'an dernier.

Le ministère irakien de l'Intérieur a annoncé mercredi soir la capture de Walid Khalid Ali, considéré comme l'un des dirigeants du groupe Ansar al-Sunna, lié à Al-Qaïda. Le gouvernement affirme qu'il a été fait prisonnier en passant la frontière de retour de Syrie, où des groupes d'Al-Qaïda ont récemment fait leur apparition pour aider les forces de l'opposition dans leur tentative de renversement du régime du président Bachar Al-Assad.

La Syrie, en proie à un mouvement de contestation initialement pacifique depuis la mi-mars 2011, menace de basculer dans la guerre civile avec la multiplication d'affrontements entre l'armée et des déserteurs. La répression a fait au moins 5400 morts, selon les Nations unies, 7300, selon l'opposition syrienne.


Associated Press

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