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La Banque du Canada s'inquiète toujours de l'endettement des ménages

Banque du Canada

Photo : AFP / Geoff Robins

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Banque du Canada s'est de nouveau inquiétée, jeudi, de l'endettement des ménages du pays.

La banque centrale ne se préoccupe pas autant de la dette hypothécaire des ménages que de l'argent emprunté par les Canadiens en utilisant leur maison comme sûreté accessoire. La majeure partie de cet argent, précise la banque, est consacré à des projets de rénovation domiciliaire ou à d'autres fins.

Citant différentes études, la Banque du Canada estime que la sécurité financière de nombre de Canadiens est un château de cartes supporté par la hausse fulgurante de la valeur des maisons. Si une correction se produit, les ménages se retrouveront coincés avec une dette énorme et moins de valeur nette pour la rembourser.

Les études répètent que la proportion d'endettement des ménages par rapport au revenu disponible a augmenté sans cesse depuis 30 ans, passant d'environ 110 % à 150 % depuis dix ans.

La Banque du Canada ne s'inquiète pas d'un effondrement du marché immobilier comme cela s'est produit aux États-Unis, mais elle craint que de nombreux ménages, surtout les ménages à faibles revenus, ne se retrouvent dans le pétrin en cas de crise économique.

Augmentation des faillites

Depuis 2000, 100 000 Canadiens se sont engagés dans des procédures d'insolvabilité, soit trois fois plus qu'en 1980.

Ceux-ci ont alors le choix de faire faillite ou de restructurer les dettes qu'ils ont contractées. La deuxième option, plus avantageuse, car on ne perd pas tout, est évidemment plus coûteuse, car les personnes endettées doivent alors rembourser leurs créanciers pendant un certain temps, après leur avoir fait une proposition.

Ce sont donc les ménages plus pauvres qui font faillite. En fait, le revenu annuel moyen des ménages dont une personne a fait faillite était d'un peu plus de 26 000 $ entre 2007 et 2009, alors que dans les ménages où une personne a fait une proposition de restructuration, on parle de revenus annuels de 36 500 $.

On constate toutefois que de plus en plus de gens tenteraient de restructurer leurs dettes. Selon Éric Lebel, syndic et associé chez Raymond Chabot Grant Thornton, « On a 1 personne sur 3 qui fait une proposition, alors qu'il y a cinq ans, c'était 1 sur 20 ».

Avec les informations de La Presse canadienne

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