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Grève étudiante : « L'intimidation doit cesser », dit la ministre Beauchamp

La ministre de l'Éducation du Québec, Line Beauchamp
La ministre de l'Éducation du Québec, Line Beauchamp Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Alors que la grève étudiante bat son plein, la ministre de l'Éducation du Québec lance un appel au calme. Line Beauchamp s'inquiète des actes d'intimidation dont se disent victimes des étudiants pour la hausse des droits de scolarité.

Elle invite les étudiants à faire preuve de tolérance et demande aux leaders du mouvement de grève de se dissocier des gestes d'intimidation et de vandalisme qui ont été ou seront posés.

« On est entre adultes, on peut faire des débats, c'est important de les faire, on peut les faire dans un climat qui est un climat respectueux, assurant la sécurité des personnes, mais plus que ça : on doit aussi publiquement dire qu'on doit cesser tout recours à des actes de vandalisme », a-t-elle déclaré.

S'il y a un tel climat maintenant dans les établissements, je pense que ça doit cesser immédiatement. Donc, l'intimidation doit cesser.

Line Beauchamp

Des opposants à la grève malmenés

Le Mouvement des étudiants socialement responsables, qui compte quelque 2000 membres sur Facebook, appuie la hausse des droits de scolarité et s'oppose à la grève étudiante. Ses adhérents estiment que chaque individu doit être responsable de payer ses droits de scolarité, un coût que n'a pas à amortir seule la société.

Arielle Grenier, l'une des porte-parole du Mouvement, dit avoir été menacée sur le réseau social Facebook par un responsable d'association étudiante. Selon Mme Grenier, cet étudiant avait écrit « Je veux sa tête sur son bureau. Point final » sur le mur d'une page du réseau social.

Arielle Grenier, du Mouvement des étudiants socialement responsablesArielle Grenier, du Mouvement des étudiants socialement responsables

Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la CLASSE, regroupement comptant actuellement plus de 47 000 étudiants en grève, n'a pas attendu l'appel de la ministre pour dénoncer de tels gestes. Selon lui, il est toujours possible pour les étudiants d'exprimer leur dissidence.

Arielle Grenier n'est pas du même avis. Selon l'étudiante en science politique, beaucoup d'étudiants qui arborent le carré vert, symbole des étudiants appuyant la hausse des droits de scolarité, sont victimes d'intimidation dans les corridors des universités. D'autres étudiants ont confié au quotidien La Presse s'être fait bousculer ou encore s'être fait traiter de fascistes.

Par ailleurs, Gabriel Nadeau-Dubois, de la CLASSE, s'interroge sur l'affiliation politique du Mouvement, deux de ses principaux porte-parole étant membres du Parti libéral du Québec. « C'est difficile de ne pas voir dans ce mouvement-là une tentative du Parti libéral du Québec de vraiment simuler un désaccord chez les étudiants et les étudiantes », argue-t-il.

Le Mouvement des étudiants socialement responsable assure toutefois n'être lié à aucun parti politique. Arielle Grenier affirme que si, en effet, certains de ses membres sont liés au PLQ, le Mouvement ne s'en est jamais caché. D'autre part, elle ajoute que l'organisation compte des membres appuyant d'autres partis politiques provinciaux.

Au total, 62 000 étudiants sont en grève, jeudi. Les étudiants manifestent au centre-ville de Montréal depuis le début de l'après-midi.

Société