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Un autre centre d'appels ferme au Nouveau-Brunswick

Rogersville
Radio-Canada

Le centre d'appels de l'entreprise Thing5 à Rogersville, au Nouveau-Brunswick, va fermer ses portes et licencier ses 15 employés.

L'édifice situé au coeur du village affiche toujours l'ancien nom de l'entreprise, Virtual Agent Services. Les employés refusent de commenter leur mise à pied, à la demande de leurs patrons.

L'entreprise ne fait pas de commentaires non plus, mais une représentante explique que le bureau de Rogersville doit fermer parce que l'entreprise a perdu un contrat. Le marché des centres d'appels est très instable, a-t-elle précisé.

La mairesse Pierrette Robichaud digère mal la nouvelle. « Quinze emplois pour la municipalité de Rogersville, c'est beaucoup. Un emploi, c'est beaucoup à Rogersville. Alors, je suis très déçue », dit-elle.

Rogersville a accueilli l'entreprise à bras ouverts en 2005, rénovant même l'édifice. Le départ soudain de Thing5 laisse un goût amer. La population s'interroge sur ce départ soudain. « On se demande si les emplois d'ici vont aller à Bathurst, mais puisque c'est une compagnie privée, il n'y a pas grand-chose qu'on peut dire ou faire », indique la mairesse.

À Bathurst, la semaine dernière, Thing5 a reçu une aide financière du gouvernement du Nouveau-Brunswick. Le premier ministre David Alward et le ministre Paul Robichaud lui ont promis 350 000 $. « La compagnie doit non seulement de créer des emplois, de les maintenir pour une période de six ans au minimum, afin d'avoir accès au plein montant annoncé. Donc, pour nous, ce sont des garanties béton », disait alors Paul Robichaud, ministre du Développement économique.

RogersvilleRogersville

Thing5 a fermé au moins trois autres centres dans la province ces dernières années : celui de Neguac, celui de Bouctouche et, récemment à la fin de janvier, celui de Saint-Louis de Kent.

« Vous savez, nous autres à Rogersville, on a vécu des années assez difficiles, les dernières années avec toutes les fermetures du moulin sur la Miramichi. Alors, tout emploi est important », rappelle Pierrette Robichaud.

C'est une autre tuile qui tombe sur le village, qui se remet à peine de l'incendie de l'édifice municipal survenu en janvier. La mairesse promet de se retrousser les manches une nouvelle fois.

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