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La toile comme élément rassembleur des Fransaskois

Blackberry
Radio-Canada

Les Fransaskois sont éparpillés un peu partout en Saskatchewan et les organismes communautaires misent sur Internet et les réseaux sociaux pour les aider à réduire les distances qui séparent les francophones de la province.

L'Association des parents fransaskois (APF) tente de se faire des amis par l'intermédiaire de sa page Facebook.

Depuis six mois, la directrice générale de l'APF et son équipe ont adopté les médias sociaux. « C'est beaucoup plus facile que d'envoyer des courriels auxquels personne ne réagit. Là au moins, on a une réaction, il y a de l'interaction », explique Gabrielle Lepage-Lavoie.

Sur sa page Facebook, l'APF donne notamment des nouvelles de l'association, annonce des événements et reçoit également des commentaires.

Il devient ainsi très facile de communiquer, peu importe où on se trouve dans la province, selon Mme Lepage-Lavoie. « Les communautés sont très éloignées les unes des autres et j'ai l'espoir que ce genre d'outil puisse nous rassembler davantage », poursuit la directrice générale de l'APF.

Gabrielle Lepage-Lavoie ne se voit pas revenir en arrière. D'ailleurs, le site Internet de l'APF, trop difficile à mettre à jour, selon elle, ne sert plus que de carte de visite à l'association, un point d'entrée vers les pages Facebook et Twitter.

D'après Daniel Paquet, l'éditeur du site Internet fransaskois.info, le calendrier officiel depuis trois ans des événements des organismes communautaires, est d'avis que le web permet de rapprocher les communautés et de montrer, par exemple, aux gens de Zenon Park ce qui se passe à Bellevue.

Tout comme l'APF, plusieurs organismes fransaskois commencent aussi à utiliser les réseaux sociaux, note M. Paquet.

Bouche-à-oreille virtuel

De son côté, la Troupe du Jour, un organisme à but non lucratif qui développe le théâtre en Saskatchewan, a adopté une stratégie tout autre, privilégiant son site Internet comme sa vitrine dans la province et partout ailleurs.

Même si la Troupe du Jour est présente sur Facebook, elle l'utilise avec modération, selon son agent de communication, Jean-Philippe Deneault. « On fait plutôt confiance à nos spectateurs, lorsqu'ils aiment le spectacle, pour en parler dans les médias sociaux et inviter leurs amis », explique M. Deneault.

La communauté fransaskoise a fait son chemin sur la toile depuis quelques années, mais si Internet et les réseaux sociaux peuvent supprimer les barrières géographiques, Gabrielle Lepage-Lavoie est d'avis qu'il y a des limites. « Je ne voudrais pas que cela remplace des occasions de rendez-vous fransaskois, par exemple, ou un symposium de parents où l'on a vraiment la chance de se parler face à face ».

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