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Au moins 46 journalistes tués en 2011

Des photographes étrangers se protègent des gaz lacrymogènes près de la place Tahrir, en Égypte, en novembre 2011.

Des photographes étrangers se protègent des gaz lacrymogènes près de la place Tahrir, en Égypte, en novembre 2011.

Photo : AFP / MAHMUD HAMS

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au moins 46 journalistes ont été tués dans le monde en 2011, soit deux de plus qu'en 2010, rapporte le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Le Pakistan demeure le pays le plus meurtrier pour la presse.

L'ONG new-yorkaise souligne que le nombre de décès survenus pendant des reportages à risque a atteint un record en 2011, dans le contexte du printemps arabe.

« Dix-sept journalistes sont morts alors qu'ils couvraient des événements dangereux, beaucoup durant la confrontation chaotique et violente entre les autorités et les protestataires qui a marqué les soulèvements à travers le monde arabe. »

— Une citation de  Comité pour la protection des journalistes

Au palmarès des pays les plus meurtriers, le Pakistan arrive en tête avec sept morts (huit en 2010). En Irak, où l'insécurité est toujours forte après le départ des troupes américaines, cinq journalistes ont perdu la vie. Cinq autres sont morts en Libye, où la révolte contre Mouammar Kadhafi a conduit à une intervention de l'OTAN.

Les 20 pays les plus dangereux pour les journalistes selon le CPJ

1- Pakistan : 7 morts
2- Irak : 5 morts
3- Libye : 5 morts
4- Mexique : 3 morts
5- Somalie : 2 morts
6- Syrie : 2 morts
7- Égypte : 2 morts
8- Philippines : 2 morts
9- Yémen : 2 morts
10- Brésil : 2 morts
11- Afghanistan : 2 morts
12- Bahreïn : 2 morts
13- Russie : 1 mort
14- Nigeria : 1 mort
15- Thaïlande : 1 mort
16- Pérou : 1 mort
17- Tunisie : 1 mort
18- Côte d'Ivoire : 1 mort
19- Panama : 1 mort
20- République dominicaine : 1 mort

Le CPJ relève que quelque 40 % des victimes étaient photographes ou caméramans, depuis que le CPJ a commencé à publier des rapports annuels, en 1992.

L'ONG américaine a également noté une augmentation du nombre de morts chez les journalistes oeuvrant sur Internet, lesquels « figuraient rarement dans les statistiques du CPJ avant 2008 ».

Le CPJ a précisé qu'il enquêtait toujours sur la mort de 35 autres journalistes morts en 2011 afin de vérifier si leur décès était lié à leur travail.

Des journalistes tentent de capter des images derrière un camion de pompiers au moment où les forces de sécurité afghanes tentent de sécuriser le lieu d'une attaque-suicide à Kaboul, en janvier 2011.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des journalistes tentent de capter des images derrière un camion de pompiers au moment où les forces de sécurité afghanes tentaient de sécuriser le lieu d'une attaque-suicide à Kaboul, en janvier 2011.

Photo : AFP / MASSOUD HOSSAINI

Les journalistes en Afrique

Selon le rapport annuel du CPJ, sur les 11 économies africaines classées par la Banque mondiale parmi celles qui ont eu la plus forte croissance économique au monde en 2011, seules cinq avaient un niveau décent de liberté de la presse, soit le Ghana, le Botswana, le Mozambique, la Tanzanie et le Nigeria.

Quelques statistiques sur les journalistes en Afrique :

  • 112 journalistes tués depuis 1992;
  • 68 meurtres non élucidés de journalistes depuis 1992;
  • 301 journalistes en exil en 2010-2011;
  • 43 journalistes emprisonnés au 31 décembre 2011.
Avec les informations de Agence France-Presse

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