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Syrie : les violences font au moins 68 morts mardi

Image provenant d’une vidéo sur YouTube qui montrerait le bombardement du quartier de Baba Amr, à Homs

Image provenant d’une vidéo sur YouTube qui montrerait le bombardement du quartier de Baba Amr, à Homs

Photo : AFP / AFP/YouTube

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au moins 68 personnes ont été tuées dans les violences mardi en Syrie, la ville de Homs subissant de nouveaux bombardements de l'armée syrienne.

Dans cette région, l'épicentre de la contestation contre le régime du président Bachar Al-Assad, 31 civils ont été tués. Parmi eux, 21 personnes, dont une femme et trois enfants, ont péri dans le bombardement intensif du quartier rebelle de Baba Amr, pilonné depuis 18 jours, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Un convoi de 56 chars et véhicules de transport de troupes a été vu se dirigeant vers Homs, selon cette ONG basée à Londres, faisant craindre aux militants un assaut final à brève échéance.

33 civils ont été tués dans une vaste opération militaire contre Abdita, une localité de la province rebelle d'Idleb, au nord-ouest, selon l'OSDH.

À Alep, deuxième ville du pays, les forces de sécurité ont tiré sur 2500 étudiants qui observaient un sit-in à l'université, au cours duquel ils ont déployé le « drapeau de l'indépendance », adopté par les rebelles, a rapporté l'OSDH.

Dans la capitale, Damas, les forces de sécurité ont ouvert le feu pour disperser une manifestation dans le quartier Al-Hajar Al-Aswad, toujours selon l'OSDH.

Les contestataires ont par ailleurs bloqué les routes menant à la place Baramkeh, dans le centre de Damas, provoquant l'arrivée des forces de l'ordre « lourdement armées », selon Mohammed Chammi, porte-parole des « comités » de Damas et de sa région.

Selon l'Organisation des Nations unies, la répression du mouvement de contestation a fait quelque 6000 morts depuis la mi-mars sur le territoire syrien. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a demandé une trêve des hostilités lundi de deux heures par jour pour acheminer de l'aide humanitaire à la population syrienne.

Moscou refuse de participer à la réunion des « amis de la Syrie »

Tandis que les bombardements se poursuivent, la Russie a annoncé qu'elle ne participera pas à la conférence internationale sur la crise en Syrie prévue vendredi en Tunisie.

« Nous n'avons pas été informés ni de la composition de ses participants, ni de son ordre du jour. Mais ce qui est le plus important, l'objectif réel de cette initiative, n'est pas clair », a déclaré le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch, par voie de communiqué.

M. Loukachevitch a expliqué que « des groupes séparés d'opposition » ont été invités à la conférence, « alors que des représentants du gouvernement syrien n'ont pas été invités ».

« Cela veut dire que les intérêts d'une grande partie de la population de la Syrie, qui soutient les autorités, ne seront pas représentés », a-t-il poursuivi.

Moscou « a l'impression qu'il s'agit de former une coalition internationale [...] afin de soutenir une partie d'un conflit intérieur contre l'autre ».

Trois jours après que Pékin eut annoncé qu'il appuyait les propositions de la Ligue arabe pour mettre fin aux violences en Syrie, il hésite maintenant à se prononcer sur une éventuelle participation à la réunion de Tunis.

« La Chine examine actuellement l'utilité, le fonctionnement et d'autres aspects de la conférence », a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hong Lei.

La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a appelé lundi Moscou et Pékin à agir davantage pour chercher une solution pacifique au conflit syrien, soutenant que la conférence des « amis de la Syrie » en Tunisie permettra d'intensifier la pression sur le régime de Damas.

« Nous enverrons un message clair à la Russie, à la Chine et aux autres pays qui ne savent toujours pas comment faire face à l'aggravation de la violence, mais qui malheureusement font jusqu'à présent les mauvais choix », a indiqué la secrétaire d'État, faisant référence au veto russe et chinois du 4 février dernier.

De passage au Caire, le sénateur américain John McCain a quant à lui appelé à fournir des armes à l'opposition syrienne pour « l'aider à se défendre » contre les forces du président syrien Bachar Al-Assad.

Les deux navires iraniens rentrent au bercail

Par ailleurs, les deux navires de guerre iraniens qui avaient accosté samedi au port syrien de Tartous, en Méditerranée, ont pris le chemin du retour et sont entrés mardi dans le canal de Suez, selon la télévision iranienne Press TV.

Le contre-torpilleur Naghdi et le ravitailleur Kharg devaient participer à un entraînement des forces navales syriennes dans le cadre d'un accord signé il y a un an par les deux pays. C'est la deuxième fois seulement que des navires iraniens franchissent le canal de Suez depuis la révolution islamique de 1979.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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