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Affaire de proxénétisme : la garde à vue de Dominique Strauss-Kahn prolongée

Dominique Strauss-Kahn lors de son arrivée au poste de police de Lille, en France, le 21 février

Dominique Strauss-Kahn lors de son arrivée au poste de police de Lille, en France, le 21 février

Photo : AP/Michel Spingler

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après avoir été entendu toute la journée mardi par des enquêteurs sur son rôle dans l'affaire de proxénétisme dite du Carlton, l'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn s'est vu notifier par la justice française de la prolongation de 24 heures de sa garde à vue.

M. Strauss-Kahn, 62 ans, doit être interrogé au sujet de soirées libertines auxquelles il aurait pris part, notamment à Paris et Washington, afin de déterminer s'il savait que les femmes qui y participaient étaient des prostituées.

Le nom de l'ancien favori dans la course à la présidentielle française a été cité il y a plusieurs mois dans ce délicat dossier qui met en cause des hommes d'affaires et des policiers.

Des prostituées auraient confié aux autorités policières avoir eu des relations sexuelles avec lui en 2010 et en 2011 dans un luxueux hôtel de Paris, un restaurant de la capitale française et également à Washington, aux États-Unis.

Les journaux français ont surnommé l'enquête « l'Affaire du Carlton », du nom du luxueux hôtel de Lille où certaines des rencontres ont eu lieu.

Selon les premiers éléments de l'enquête, ces femmes auraient été rémunérées par Fabrice Paszkowski, gérant d'une entreprise de matériel médical et membre d'un club de réflexion favorable à M. Strauss-Kahn, et par David Roquet, ancien dirigeant d'une filiale du groupe Eiffage.

Tous deux ont été mis en examen pour « proxénétisme aggravé en bande organisée », « association de malfaiteurs », « escroquerie », « abus de confiance » et « abus de biens sociaux ». Ils ont été récemment placés sous contrôle judiciaire.

Dominique Strauss-Kahn a demandé à être entendu pour pouvoir se défendre dans ce dossier, soutenant qu'il ignorait que les femmes présentes lors de ces soirées intimes étaient des prostituées.

« Il pouvait facilement l'ignorer, car comme vous le savez sans doute, dans ces soirées, on n'est pas forcément habillé. Et je vous défie de distinguer une prostituée nue d'une femme du monde nue », avait déclaré Me Henri Leclerc à la station de radio Europe 1, en décembre dernier.

Si les juges qui enquêtent sur l'Affaire du Carlton estiment qu'il existe des charges sérieuses à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn, il pourrait notamment être poursuivi pour complicité de proxénétisme et recel d'abus de biens sociaux.

L'affaire DSK

Alors champion du Parti socialiste pour la présidentielle de 2012, Dominique Strauss-Kahn avait vu sa carrière brutalement stoppée en mai 2011, après son arrestation pour l'agression sexuelle d'une femme de chambre dans un grand hôtel de New York.

Cette affaire avait déchaîné l'opinion publique et les médias avant que les charges au pénal ne soient finalement abandonnées. L'homme doit toujours par contre affronter un procès au civil aux États-Unis dans cette affaire.

Lors d'une entrevue télévisée le 18 septembre, l'ancien patron du FMI a reconnu une « faute morale », mais il a affirmé qu'il n'y avait pas eu de violence.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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