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Syrie : la Croix-Rouge demande une trêve pour acheminer de l'aide

Une photo fournie par un groupe d'opposition syrien montre une rue de Homs après un bombardement, le 15 février.

Une photo fournie par un groupe d'opposition syrien montre une rue de Homs après un bombardement, le 15 février.

Photo : La Presse canadienne / AP/Local Coordination Committees in Syria

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a dit lundi être en pourparlers avec les autorités syriennes et des groupes d'opposition afin de pouvoir apporter une aide humanitaire à la population syrienne, au moment où des militants appellent à une évacuation des femmes et des enfants d'un quartier de la ville rebelle de Homs, toujours bombardée.

Le CICR étudie les moyens d'acheminer de l'aide, y compris « l'arrêt des hostilités dans les zones les plus affectées pour faciliter l'accès au Croissant-Rouge syrien et au CICR auprès des populations dans le besoin », a déclaré à Genève un porte-parole, Bijan Farnoudi. Il a qualifié d'« urgent » le besoin en aide humanitaire.

« Le contenu de ces discussions » avec les autorités syriennes et l'opposition armée « reste confidentiel », a-t-il précisé.

L'idée serait de parvenir à un arrêt des affrontements sur des périodes de temps de deux heures dans des endroits où les combats sont les plus durs, comme dans la ville de Homs.

Le CICR est actuellement la seule agence internationale qui dispose d'équipes médicales en Syrie. Depuis le commencement du mouvement de contestation, en mars dernier, il achemine des vivres et des produits médicaux aux populations civiles des villes touchées par les violences, de Deraa à Homs.

Mais avec l'intensification de la répression ces dernières semaines, les ambulances du Croissant-Rouge arabe syrien ont plus de mal à atteindre les zones tenues par les insurgés et à en évacuer un nombre de blessés qui augmente, a déclaré le CICR.

L'étau se resserre sur Homs

Pendant ce temps, l'armée syrienne a envoyé des renforts vers Homs, épicentre de la contestation contre le régime du président Bachar Al-Assad, semblant préparer une offensive pour reprendre les quartiers tenus par l'insurrection, selon des activistes syriens.

Les bombardements se poursuivaient sur le quartier de Baba Amr, où au moins huit civils ont été tués lundi, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

« Nous demandons qu'on nous permette de faire sortir les femmes et les enfants de Baba Amr », a déclaré à l'AFP Hadi Abdallah, membre de la Commission générale de la révolution syrienne, un groupe d'opposition. « Les habitants vivent dans le froid et dans des conditions insoutenables, ils attendent la mort ».

Plusieurs quartiers de Homs sont assiégés et bombardés sans relâche depuis plus de deux semaines

Un activiste joint par l'agence Associated Press, Mustafa Osso, a pour sa part répété que trois colonnes de renforts militaires, comprenant des tanks, ont été aperçues se dirigeant vers Homs.

M. Osso croit que le régime compte lancer un assaut contre les opposants avant que ne soit tenu un référendum sur une nouvelle constitution, dimanche prochain.

Dans le même temps, le président Al-Assad s'est déclaré convaincu que l'opposition était financée et armée par des pays étrangers.

Depuis le début de la révolte contre le régime en mars 2011, les autorités refusent d'en reconnaître l'ampleur et attribuent les violences à des « terroristes ».

Navires de guerre iraniens

Deux navires de guerre iraniens, le destroyer Naghdi et le ravitailleur Kharg, ont accosté au port syrien de Tartous, affirment la télévision iranienne Press TV et la chaîne d'information télévisée en continu Irinn.

Les navires iraniens, arrivés samedi selon Press TV, doivent participer à un entraînement des forces navales syriennes dans le cadre d'un accord signé il y a un an par les deux pays.

C'est la deuxième fois seulement que des navires iraniens franchissent le canal de Suez depuis la révolution islamique de 1979.

La frégate Alvand et le ravitailleur Kharg l'avaient franchi en février 2011 (Nouvelle fenêtre), quelques jours à peine après la chute du président égyptien Hosni Moubarak, suscitant l'inquiétude d'Israël.

L'Iran est l'un des principaux alliés de la Syrie, avec la Russie et la Chine. Ces deux derniers ont d'ailleurs utilisé à deux reprises leur veto au Conseil de sécurité de l'ONU pour bloquer une résolution condamnant la répression des manifestations de l'opposition.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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