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Sarkozy devant ses partisans : Hollande est «Thatcher à Londres et Mitterrand à Paris»

Le président français Nicolas Sarkozy lors de son discours à Marseille.

Le président français Nicolas Sarkozy lors de son discours à Marseille.

Photo : AFP / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président français Nicolas Sarkozy a donné à Marseille son premier grand discours de la campagne présidentielle, qui tournait autour des questions de travail et d'identité nationale. Et qui réglait des comptes avec son adversaire socialiste.

À ce grand rassemblement où environ 12 000 personnes étaient attendues, le président Sarkozy, qui s'est officiellement déclaré candidat à sa propre succession mercredi dernier, a défendu son controversé projet de référendum sur les chômeurs et les immigrants.

Comme l'a constaté la correspondante de Radio-Canada, Alexandra Szacka, c'est une vraie déclaration d'amour à la France qu'a exprimée dimanche Nicolas Sarkozy. Il a assuré qu'il ne serait pas le candidat d'une petite élite contre le peuple, affirmant que le référendum auquel il veut recourir notamment sur l'immigration et le chômage était « l'esprit même » de la république française.

Selon lui, « le droit à la formation des chômeurs, le contentieux de l'immigration sont des sujets sur lesquels les Français pourront être consultés ».

Nicolas Sarkozy est toujours impopulaire auprès d'une majorité de Français. Selon un sondage à paraître dans le Journal du Dimanche, 67 % des personnes interrogées se disent mécontentes du chef de l'État.

Il traîne également dans les sondages derrière son rival socialiste François Hollande, qu'il accuse de « mentir matin et soir » et « d'affaiblir » la France.

Feu nourri contre Hollande

Le candidat, qui cultive son image de capitaine dans la tempête, avait plaidé samedi, lors de l'inauguration de son quartier général parisien, pour une campagne « sans agressivité ».

Mais son discours du lendemain n'a pas épargné son adversaire socialiste qu'il a implicitement accusé de mentir à la population, l'accusant de faire « semblant d'être Thatcher à Londres et Mitterrand à Paris », en référence à de récents propos du candidat socialiste à la presse britannique.

Ces attaques ont été mal reçues par le candidat socialiste, qui a accusé dimanche Nicolas Sarkozy de faire « campagne avec violence, avec agressivité ».

« Thatcher c'est son modèle, pas le mien, la finance a été et est notre adversaire quand elle est devenue folle. »

— Une citation de  François Hollande

Lisez aussi:
Les enjeux de la campagne, notre article

Contre le vote étranger aux élections locales

Le président candidat Nicolas Sarkozy a aussi réaffirmé dimanche son hostilité au vote des étrangers aux élections locales en France, mettant en garde contre « le risque du vote communautaire » qui ferait « voler en éclat notre pacte républicain ».

Le candidat visait là encore son principal rival François Hollande, qui s'est déclaré favorable au vote des étrangers (hors Union européenne) aux élections locales.

Marine Le Pen passe à l'offensive

L'identité nationale, au centre du programme de Nicolas Sarkozy, est également un thème de prédilection de Marine Le Pen, candidate de l'extrême droite, qui faisait campagne samedi depuis Lille.

La présidente du Front national, qui craint que le candidat Sarkozy rallie une partie de son électorat en se positionnant très à droite , comme en 2007, a tiré à boulets rouges sur son adversaire, le qualifiant de « Monsieur plus de l'immigration ».

Marine Le Pen s'est également attaquée à la viande halal lors de la convention à Lille, en lançant une procédure judiciaire pour « tromperie sur la marchandise ». « L'ensemble de la viande qui est distribuée en Île-de-France, à l'insu du consommateur, est exclusivement de la viande halal », a-t-elle déclaré, ce que démentent le ministère de l'Éducation et les industriels du secteur.

Marine Le Pen s'est engagée, si elle était élue, à réduire à 10 000 par an le nombre d'entrées en France, contre plus de 200 000 aujourd'hui.

Avec les informations de Agence France-Presse

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