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Pauline Marois présente les membres du comité sur la souveraineté

La chef du Parti Québécois et les membres du comité sur la souveraineté.

La chef du Parti Québécois et les membres du comité sur la souveraineté.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La chef du Parti québécois Pauline Marois a présenté dimanche les membres du comité sur la souveraineté parmi lesquels on retrouve des têtes d'affiche comme le comédien Emmanuel Bilodeau, le constitutionnaliste Henri Brun et l'ex-présidente de la CSN Claudette Carbonneau.

Pauline Marois assume la présidence du groupe et le chef du Bloc québécois, Daniel Paillé, en est le vice-président.

Les autres membres du comité sur la souveraineté

  • Alexandre Cloutier : Député de la circonscription de Lac-Saint-Jean.
  • Michel Morin : Maire de Rivière-du-Loup depuis 2007.
  • Paul Piché : Auteur-compositeur-interprète.
  • Alexandre Thériault-Marois : Avocat au bureau de Montréal de Stikeman Elliott.
  • Marcel Leblanc : Haut fonctionnaire du gouvernement du Québec.
  • Carl Grenier : Ex-haut fonctionnaire du gouvernement du Québec.
  • Véronique Hivon : Députée de Joliette à l'Assemblée nationale depuis 2008.
  • Pierre-André Julien : Professeur émérite à l'Université du Québec à Trois-Rivières.
  • Jean-François Lisée : Auteur, blogueur et directeur du Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal.

La première réunion du comité de travail se tenait dimanche. Les 14 membres ont pour mandat de reviser les études déjà faites sur la réalisation de la souveraineté, de les mettre à jour et de voir si d'autres évaluations sont nécessaires.

Ils doivent aussi analyser les stratégies qui ont précédé les référendums de 1980 et 1995 et évaluer l'état des relations fédérales-provinciales depuis le dernier référendum, il y a 17 ans.

À ce chapitre, Pauline Marois a d'ailleurs souligné quelques différends entre Québec et le gouvernement conservateur de Stephen Harper comme l'abolition du registre des armes à feu, l'abandon du protocole de Kyoto, la nomination de juges unilingues anglophones et du vérificateur général et la valorisation de la monarchie britannique dans les institutions canadiennes.

« Non seulement le Québec n'a pas avancé depuis le référendum de 1995 au point de vue constitutionnel, mais depuis l'arrivée des conservateurs de Stephen Harper au pouvoir à Ottawa, le Québec recule. »

— Une citation de  Pauline Marois

Le chanteur Paul Piché abonde dans le même sens. « Le Québec n'a plus un mot à dire au Canada, on en fait la démonstration avec Stephen Harper et on veut dire aux Québécois qu'il y a une alternative, c'est de décider par nous-mêmes au lieu de laisser décider les politiciens de l'Alberta. »

Consciente du recul de l'option souverainiste, notamment depuis l'important revers subi par le Bloc québécois lors des élections fédérales du 2 mai, Pauline Marois veut remettre le projet souverainiste sur les rails, si possible avant les prochaines élections provinciales.

« L'agenda reste ouvert et je veux être capable, avec mes collègues et avec l'exécutif du parti, de décider lorsqu'il sera pertinent de tenir un référendum », a ajouté Pauline Marois.

La chef péquiste estime que pour réaliser la souveraineté, il faut convaincre et motiver les Québécois, et leur prouver que seul un Québec indépendant pourra assurer pleinement son développement économique, social et culturel.

Quant à Daniel Paillé, il affirme que la souveraineté est essentielle face, selon lui, au gouvernement fédéral le plus destructeur pour le Québec depuis celui de Pierre Elliott Trudeau dans les années 1980.

Historique des principales études et recherches sur la souveraineté du Québec

1990-1992 : Commission sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec (Commission Bélanger-Campeau)

Créée en 1990 sur ordre du gouvernement de Robert Bourassa après l'échec du Lac-Meech, cette commission de 36 membres, dirigée par Michel Bélanger et Jean Campeau, avait pour mandat d'étudier le statut constitutionnel du Québec et les options qui s'offraient à lui dans le contexte du rejet de l'accord.

Une vingtaine d'études sur l'avenir du Québec ont été effectuées pour le compte de la commission qui a également reçu plus de 600 mémoires sur les options politiques s'offrant au Québecois, dont la souveraineté.

1995 : Études pré-référendaire sur la souveraineté du Québec

Après l'accession au pouvoir du gouvernement péquiste de Jacques Parizeau, en 1994, ce dernier confie à son ministre délégué à la Restructuration Richard Le Hir le mandat de piloter la tenue d'une série d'études sur la faisabilité de la souveraineté du Québec.

Cette série d'études, réalisées au coût de 3 millions de dollars, avait été plus tard critiquées par M. Le Hir lui-même.

La réalisation de ces études avait aussi été montrée du doigt par le Vérificateur général du Québec en raison d'irrégularités financières et d'abus de confiance.

M. Le Hir, qui est 1998 se déclara fédéraliste, est depuis redevenu souverainiste.

2002 : Remise à jour des études de la commission Bélanger-Campeau

Le premier ministre péquiste Bernard Landry, qui succède à Lucien Bouchard, mandate l'ex-recteur de l'UQAM Claude Corbo pour revoir, trier et actualiser au besoins les études sur la souveraineté réalisées pendant les travaux de la Commission Bélanger-Campeau.

L'opération se termine par l'actualisation de 48 études, soit l'équivalent de 3800 pages, publiées par Claude Corbo dans une quasi-indifférence populaire.

2005 : Budget de l'an 1 d'un Québec souverain

Au printemps 2005, le Parti québécois est relégué aux bancs de l'opposition depuis la victoire électorale des libéraux de Jean Charest, en avril 2003.

François Legault, qui est alors porte-parole du PQ en matière de Finances, présente une étude qui conclue qu'un Québec souverain réussirait à dégager un surplus budgétaire de 14 à 17 milliards de dollars lors des cinq premières années de son indépendance.

Cette étude, qui s'inspirait des travaux de la commission Bélanger-Campeau et des études commandées par Richard Le Hir à la veille du référendum de 1995, a été sévèrement malmené par le camp fédéraliste qui l'a qualifiée de « jovialiste » et « fantaisiste ».

Avec les informations de La Presse canadienne

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