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Pauline Marois s'engage à baliser les référendums d'initiative populaire

La chef de l'opposition Pauline Marois répond aux journalistes lors d'une conférence à Québec.

La chef de l'opposition Pauline Marois répond aux journalistes lors d'une conférence à Québec.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Si le Parti québécois est porté au pouvoir, sa chef Pauline Marois s'est engagée mercredi à tenir des référendums d'initiative populaire, mais à condition qu'ils soient balisés.

La chef de l'opposition officielle propose ainsi des règles pour encadrer les consultations, auxquels résultats le gouvernement serait lié. Les référendums d'initiative populaire, une idée proposée par le député Bernard Drainville lors du conseil national du PQ, ne pourront pas porter sur des questions fiscales ou des sujets qui vont à l'encontre de la Charte des droits et libertés du Québec. Un seuil minimal de 850 000 signatures sera également requis pour la tenue du référendum.

Pauline Marois a ainsi tenu à rappeler que « contrairement à ce que disent [ses] adversaires », il n'y aura pas de « référendums à répétition ».

Alors qu'elle avait rejeté en 2008 une proposition similaire de référendums d'initiative populaire, Mme Marois s'est récemment pliée à la volonté de ses militants. La chef péquiste se défend aujourd'hui de faire volte-face et de vouloir se faire accommodante dans un contexte de crise au sein de son parti.

Référendums d'initiative populaire : mesures défensives du PQ

Cliquez ici (Nouvelle fenêtre) pour lire le blogue de Michel Pepin.

Cinq engagements électoraux

La chef du PQ a annoncé quatre autres mesures pour donner plus de pouvoir aux citoyens, mesures qui découlent des propositions des militants adoptées le mois dernier.

Mme Marois promet ainsi de :

  • tenir des élections à date fixe
  • abaisser la limite des dons aux partis politiques de 1000 $ à 100 $
  • augmenter les pouvoirs du vérificateur général pour qu'il puisse enquêter toutes les sociétés d'État
  • mettre sur pied le poste de directeur parlementaire du budget
  • La chef de l'opposition s'est faite plus prudente sur l'octroi du droit de vote à 16 ans, une question qui divise les militants péquistes. Mme Marois propose de former d'abord les élèves, en introduisant des cours d'histoire et d'éducation civique. La question sera ensuite débattue.

    « Un gouvernement, quand il s'agit de changements à nos institutions démocratiques, ne les impose pas, mais tente d'obtenir un consensus, pour ne pas dire l'unanimité des membres de l'Assemblée nationale », a-t-elle déclaré mercredi.

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