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Programme nucléaire : Téhéran annonce des avancées majeures

Le président iranien écoute les explications au réacteur de recherches de Téhéran.

Le président iranien écoute les explications au réacteur de recherches de Téhéran.

Photo : AFP / PRESDENT.IR

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

C'est en direct que la télévision d'État iranienne a montré mercredi les images d'une barre de combustible nucléaire à 20 %, « fabriqué localement », introduite dans le coeur du réacteur de recherche de Téhéran, qui produit des isotopes pour les malades du cancer.

La cérémonie s'est déroulée en présence du président Mahmoud Ahmadinejad et des familles des scientifiques spécialistes du nucléaire récemment assassinés. Téhéran attribue ces assassinats aux services secrets américains et israéliens.

À cette occasion, la République islamique a annoncé des progrès majeurs de son programme nucléaire.

Le président Ahmadinejad a annoncé que 3000 nouvelles centrifugeuses avaient été mises en activité sur le principal site d'enrichissement à Natanz (centre).

« Quelque 6000 centrifugeuses étaient en activité, 3000 nouvelles y ont été ajoutées, portant leur nombre total à 9000 », a-t-il déclaré.

Parallèlement, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Fereydoun Abbassi Davani, a annoncé le lancement d'une nouvelle génération de centrifugeuses trois fois plus performante.

« Aujourd'hui, nous assistons à la mise en activité de la première cascade de 164 de ces nouvelles centrifugeuses à Natanz, qui ont une capacité d'enrichissement trois fois plus importante » que les machines actuelles, a déclaré M. Davani.

« C'est une réponse forte à tous les sabotages menés par les Occidentaux », a-t-il ajouté.

L'enrichissement du combustible nucléaire à 20 % est au centre du conflit entre l'Iran et les puissances occidentales.

En 2009, les grandes puissances du groupe 5+1 (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) avaient proposé sans succès que l'Iran remette ses stocks d'uranium enrichi à 3,5 % pour obtenir en contrepartie de Moscou et de Paris du combustible à 20 % pour son réacteur de recherche.

Une nouvelle formule d'échange impliquant la Turquie et le Brésil avait été rejetée quelques mois plus tard par les pays occidentaux.

Les Iraniens prêts à négocier

Le négociateur en chef iranien, Saïd Jalili, a répondu favorablement à une lettre d'octobre dernier de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton pour une reprise des négociations avec le groupe 5+1, selon les médias iraniens.

Le porte-parole de Mme Ashton a indiqué que la réponse iranienne était étudiée avec les membres du groupe 5+1.

Le Conseil de sécurité a déjà voté six résolutions, dont quatre assorties de sanctions, pour contraindre les Iraniens à suspendre l'enrichissement de l'uranium.

Mais contrairement aux pays occidentaux, qui ont imposé de nouvelles sanctions contre l'Iran, la Russie et la Chine s'y opposent et prônent le règlement de la crise par le dialogue.

Avec les informations de Agence France-Presse

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