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Démantèlement en cours à la raffinerie de Shell à Montréal-Est

La raffinerie Shell en janvier 2010

La raffinerie Shell (archives)

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

Les travaux de démolition de la raffinerie Shell de Montréal-Est ont commencé à la mi-janvier. Une entreprise d'Asbestos, Anpro Démolition, a le mandat de démolir un centre de production d'asphalte situé à l'intérieur de la raffinerie. Le contrat consiste à démolir une trentaine de réservoirs, soit environ 10 % de la superficie totale. Cette première phase du démantèlement devrait être terminée d'ici mai.

Shell a mis un terme aux activités de sa raffinerie de Montréal-Est en octobre 2010. L'entreprise a décidé de convertir sa raffinerie en terminal pétrolier. Quelque 800 travailleurs ont perdu leur emploi. Selon le syndicat, cette transformation fait perdre au Québec plus de 25 % de sa capacité de raffinage.

La raffinerie couvre une superficie d'un peu plus de 1 kilomètre carré. Shell compte conserver 30 % de cette surface pour y construire son terminal pétrolier. Les unités de production les plus récentes seront démantelées, puis vendues. Le reste sera démoli.

Shell doit décontaminer les terrains qui ne seront plus utilisés. Le président du syndicat des employés, Jean-Claude Rocheleau, souligne que l'entreprise doit décontaminer le sol de façon à rendre le terrain apte à des activités industrielles lourdes. Ce qui limite, selon lui, les possibilités de relance économique.

Par ailleurs, Shell a prévenu le maire de Montréal-Est, Robert Coutu, que la décontamination du site devrait prendre entre cinq et huit ans. C'est trop lent, selon lui. Tant que Shell procède à des travaux de décontamination, l'entreprise n'a pas à payer d'impôts fonciers à la Ville. Pour Montréal-Est, c'est une perte annuelle de plus de 3 millions de dollars.

La raffinerie Shell de Montréal-Est était exploitée depuis 1933. L'installation avait une capacité de 130 000 barils de pétrole brut par jour. Shell y produisait entre autres du gaz de pétrole liquéfié, du mazout lourd, des huiles lubrifiantes et du bitume.

Un texte de Vincent Maisonneuve

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