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Les éducatrices de la CSN marchent dans les rues de Montréal

Des éducatrices manifestent à Montréal.
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des centaines d'éducatrices en CPE affiliées à la CSN ont manifesté au centre-ville de Montréal pour dénoncer la lenteur des négociations sur le renouvellement de leur contrat de travail.

Les éducatrices qui se sont rassemblées à la place Émilie-Gamelin marcheront jusqu'au bureau du ministère de la Famille et des Aînés, sur la rue Fullum­.

Pendant ce temps, plus de 20 000 familles sont privées de leur service de garde par cette journée de débrayage qui touche 360 CPE de la province.

Il s'agit du deuxième débrayage d'un jour dans les CPE cette semaine.

Les 8500 éducatrices affiliées à la CSN, sans contrat de travail depuis deux ans, reprochent à la partie patronale de ralentir les négociations pour l'adoption d'une nouvelle convention collective. Les parties ne s'entendent pas sur les salaires et le nombre de semaines de vacances.

Les éducatrices se sont donné à l'automne un mandat de cinq jours de grève à exercer au moment opportun. Une fois ces cinq journées épuisées, elles devront retourner en assemblée générale pour décider de la suite des choses, si aucune entente n'intervient d'ici là avec leur employeur.

Les négociations, qui ne seraient cependant pas rompues, portent notamment sur une demande de hausse salariale de 11,25 % en trois ans. Le gouvernement offre pour sa part de 6 % sur cinq ans.

Vous pouvez consulter la liste, par région, des CPE syndiqués auprès de la CSN.

Selon la ministre de la Famille, Yolande James, les négociations n'achoppent pas sur la question des salaires, mais plutôt sur les demandes en matière de vacances.

La ministre de la Famille, Yolande JamesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La ministre de la Famille, Yolande James

Le syndicat réclame 13 jours de congés fériés, 10 jours de congé personnels et 6 semaines de congé annuel. Selon la CSN, il s'agit en fait d'une mesure de rattrapage qui ne concerne que 15 % des employés.

Le gouvernement maintient pour sa part l'offre faite à ses fonctionnaires, soit 5 semaines de vacances après 25 années de travail. Il s'agit d'une question d'équité, selon la ministre James.

« On pourrait retrouver à l'intérieur d'un même CPE une éducatrice qui aurait 5 semaines de vacances après 25 ans alors que sa collègue à côté d'elle pourrait avoir accès à 7 semaines alors que ça fait 8 ans qu'elle est dans le réseau. On doit, là où on est rendu, harmoniser certaines choses », a expliqué Yolande James en entrevue à Radio-Canada.

Jeff Begley, vice-président responsable du secteur privé à la Fédération de la santé et des services sociaux (CSN)Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jeff Begley, vice-président responsable du secteur privé à la Fédération de la santé et des services sociaux (CSN)

Un point de vue qui fait bondir les syndiqués dont une minorité jouissent actuellement de 7 semaines de vacances.

« Sur les 360 CPE syndiqués à la CSN, il n'y en a que 2 qui ont 7 semaines [de vacances]. Nous ne faisons pas la grève pour ces deux CPE-là. Il faut être réaliste », réplique Jeff Begley, vice-président responsable du secteur privé à la Fédération de la santé et des services sociaux (CSN).

Une mesure de rattrapage

Dans un communiqué publié mardi dernier, la CSN tentait de rétablir les faits en expliquant que les demandes qui concernent les congés ne sont qu'un rattrapage qui ne concerne en réalité qu'une fraction des syndiquées.

« Le pire dans toute cette histoire, c'est qu'on ne demande qu'un rattrapage pour environ 15 % de nos membres. Pour 85 % d'entre elles, nos demandes équivalent au statu quo », écrit Louise Labrie, représentante du secteur des CPE pour la FSSS-CSN dans le communiqué.

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