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Les Autochtones n'ont pas accès à une éducation de qualité, selon une étude nationale

Un élève écrit dans son cahier

Un élève écrit dans son cahier

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Panel national sur l'éducation primaire et secondaire des Premières Nations a déposé mercredi son rapport, commandé par Ottawa et l'Assemblée des Premières Nations.

Le président du panel, Scott Haldane, a rappelé une fois de plus qu'il y a un grand écart entre le niveau d'éducation des jeunes Autochtones et des autres élèves canadiens. Il a souligné que seulement la moitié des jeunes Autochtones obtiennent leur diplôme d'études secondaires, comparativement à 80 % chez les autres Canadiens.

Le comité suggère quelques pistes de solutions pour remédier à la situation. Un financement accru de l'éducation, tant pour les infrastructures que pour les services, la création d'une Commission nationale et l'instauration d'une loi sur l'éducation des Premières Nations font partie des propositions.

Scott Haldane souhaiterait qu'Ottawa amorce un processus en ce sens rapidement, soit d'ici trois mois. « Notre calendrier est très agressif, mais ça reflète l'urgence de la situation », précise-t-il.

La Fédération des nations indiennes de la Saskatchewan (FSIN) est déçue des conclusions du rapport. Elle estime que le rapport ne mise pas suffisamment sur le financement nécessaire à l'éducation des jeunes Autochtones du pays.

Selon le vice-chef de la FSIN, Simon Bird, il y a beaucoup trop de bureaucratie. Il soutient que la clé d'une meilleure éducation n'est pas dans la mise en place de nouvelles lois, mais plutôt dans le respect des traités déjà en place.

M. Bird ne croit pas non plus que le rapport du panel entraînera des changements dans le prochain budget fédéral en ce sens.

À l'école pour décrocheurs, Model School, qui se trouve sous les toits de l'Université de Winnipeg, 27 des 30 élèves sont de descendance autochtone. L'école est entièrement dépendante de financement extérieur.

Pour la directrice du programme, Gerri Zacharies, le rapport identifie l'un des problèmes principaux. Elle croit qu'il faut assurer un financement constant dans l'éducation chez les jeunes Autochtones.

Quelque 120 000 jeunes sont touchés par ce rapport sur l'éducation.

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