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Une descente qui fait jaser

Erik Guay sur la piste de Sotchi

Erik Guay sur la piste de Sotchi

Photo : La Presse canadienne / AP Photo/Alessandro Trovati

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Erik Guay trouve la piste olympique des Jeux de Sotchi trop technique à son goût. Trop technique pour une descente. C'est un avis partagé par plusieurs skieurs, dont Didier Cuche et Bode Miller.

Ils se trouvent tous en Russie cette semaine pour l'épreuve test des JO.

Un texte de Manon Gilbert (Nouvelle fenêtre)

« La piste est très belle. Ils auraient pu dessiner un tracé vraiment enlevant. Malheureusement, selon moi, il y a trop de virages serrés pour une piste de descente. Elle ressemble plus à un super-G. Mais cela dit, le tracé est ce qu'il est et vous devez en tirer le meilleur », a déclaré Guay, jeudi, lors d'une conférence de presse téléphonique.

Le champion du monde de descente compare la piste Rosa Khutor, dessinée par le médaillé d'or olympique des Jeux de 1972 Bernhard Russi, à la Face de Bellevarde (Val-d'Isère) ou à Lenzerheide (Suisse), où se sont tenues les dernières finales de la Coupe du monde.

« Ce sont des parcours qui sont tellement techniques et tellement serrés que tu n'as pas la même peur que tu as normalement en descente. Pour moi, une vraie descente, c'est ouvert, ça suit la montagne. Il y a des mouvements de terrain. Mais ça en prend de toutes les sortes. On ne peut pas tous être contents. C'est tracé comme ça et il faut qu'on roule comme ça. »

C'est le haut du parcours qui contrarie les skieurs. La suite est une grande section ouverte en milieu de piste avec de grands virages. Pour ce qui est du bas du tracé, il garantit des frissons avec ses trois sauts, dont un qui peut propulser les athlètes à 60 mètres dans les airs, et ses vitesses de pointe pouvant atteindre 135 km/h.

Guay et ses collègues espèrent que M. Russi et la Fédération internationale de ski (FIS) entendront leurs doléances.

La piste de descente de SotchiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La piste de descente de Sotchi

Photo : La Presse canadienne / AP Photo/Alessandro Trovati

« Ils ont déjà fait un beau boulot pour le temps qu'ils avaient (NDLR : le ski alpin est la première épreuve test à Sotchi). C'est la première fois qu'ils faisaient ça. D'avoir les commentaires des athlètes et des entraîneurs, ça peut les aider, a indiqué l'Albertain Jan Hudec, vainqueur de la descente de Chamonix samedi dernier.

« C'est le canevas parfait pour construire une piste de descente. Il y a assez de potentiel pour que ça soit une très belle épreuve. J'espère qu'ils arrangeront le parcours pour les Jeux. »

Les Jeux de la dernière chance?

Interrogé à savoir si la piste correspond à son style, Guay s'est montré plutôt optimiste.

« C'est un parcours qui pourrait me convenir assez bien. Pour l'instant, j'ai de la misère avec la section du haut, j'ai de la misère à tourner mes skis de descente, a expliqué le Québécois, 8e et 9e des deux premières descentes d'entraînement. J'ai eu de la misère en haut, mais j'ai été très rapide en bas. Pour moi, l'important sera de bien skier la section du haut et de bien amener ma vitesse. La section d'en bas m'inquiète un peu moins. »

Quatrième du super-G à Turin et 5e de la descente et du super-G à Vancouver, Guay espère donc que sa guigne olympique ne le suivra pas à Sotchi. D'autant plus que 2014 pourrait être les derniers Jeux de celui qui deviendra papa pour une deuxième fois en avril.

Par contre, la station Rosa Khutor (même nom que la piste) offre un panorama exceptionnel.

« L'endroit est tout à fait splendide. Il n'y a pas de conifères, mais de belles forêts de feuillus. C'est très unique. Je ne crois pas avoir vu quelque chose de la sorte », a confié Guay.

« J'étais renversé quand je suis arrivé ici. Je n'avais pas vu de photos de l'endroit. Je me sentais comme un touriste quand on a conduit jusqu'ici, je prenais plein de photos. J'ai même pris des photos pendant l'inspection du parcours. Je vais devoir revenir ici un jour pour faire du ski libre », a renchéri Hudec.

Comme le dit Guay, on ne peut pas tout avoir.

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