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L'Égypte accuse des ONG d'ingérence « politique » illégale

Des soldats égyptiens au siège de l'ONG américaine National Dmocratic Institute (archives)

Des soldats égyptiens au siège de l'ONG américaine National Dmocratic Institute (archives)

Photo : AFP / FILIPPO MONTEFORTE

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La question de l'activité des ONG risque d'empoisonner les relations déjà tendues entre les États-Unis et l'Égypte.

Les États-Unis ont reçu l'acte d'accusation contre les membres américains d'organisations non gouvernementales incriminées par la justice égyptienne pour ingérence « politique » illégale.

« Nous sommes désormais en possession de l'acte d'accusation (...). Nous sommes en train de l'étudier pour comprendre qui est mis en cause et ce à quoi nous pouvons nous attendre », a déclaré Victoria Nuland, porte-parole du département d'État.

Le 29 décembre dernier, 17 organisations égyptiennes et étrangères ont fait l'objet de perquisitions en Égypte. Les ONG sont accusées d'activité sans autorisation et de financement étranger illégal.

Parmi elles figurent les organisations américaines National Democratic Institute (NDI), International Republican Institute (IRI) et Freedom House.

Une quarantaine d'employés égyptiens et étrangers, dont 19 Américains, pourraient être jugés à une date encore indéterminée. Leur dossier a été transmis à la justice.

Certains ressortissants américains travaillant pour des ONG ont trouvé refuge à l'ambassade des États-Unis.

Deux magistrats chargés de l'enquête ont accusé mercredi devant la presse ces ONG de mener illégalement des activités « politiques », assurant qu'elles auraient intensifié leur action après la chute du président Hosni Moubarak il y a un an.

Selon un des magistrats, les activités des ONG « ont pris une autre dimension après la révolution du 25 janvier » et « sont devenues politiques, avec de la formation dispensée à des partis politiques et des tentatives de mobiliser des gens ».

En cas de condamnation, les peines peuvent atteindre cinq ans de prison.

Outre le ministère de la Justice, le dossier des ONG est suivi de près par Fayza Aboul Naga, ministre chargée de la Coopération internationale et elle-même ancienne membre de l'administration Moubarak.

Les États-Unis et l'Égypte ont entretenu à l'époque de Hosni Moubarak des relations privilégiées. Chaque année, Washington apporte une aide à l'armée égyptienne de 1,3 milliard de dollars.

Avertissement américain, réplique égyptienne

Outre les avertissements de la Maison-Blanche, les républicains John McCain et Kelly Ayotte ainsi que leur collègue indépendant Joe Lieberman ont mis en garde l'Égypte mardi sur ce sujet, estimant que le risque d'une rupture « catastrophique » entre les deux pays avait rarement été aussi grand.

Un autre sénateur républicain, Lindsey Graham, avait averti que l'aide militaire américaine à l'Égypte était « en jeu ».

Le premier ministre égyptien a rétorqué que son pays ne cédera pas aux pressions. Kamal Al Ganzouri a assuré que les ONG accusées d'avoir violé la loi égyptienne feraient, quoi qu'il arrive, l'objet d'une enquête.

« L'Égypte appliquera la loi (...) dans l'affaire des ONG et ne cédera pas à cause de l'aide ou pour d'autres raisons », a-t-il affirmé.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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