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Grève d'une journée dans 119 CPE

Manifestation des travailleurs des centres de la petite enfance à Montréal

Manifestation des travailleurs des centres de la petite enfance à Montréal

Radio-Canada

Les travailleurs de 119 centres de la petite enfance du Québec affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN ont tenu une journée de grève lundi dans l'espoir de faire avancer les négociations.

La grève des 2600 syndiqués a affecté 5000 familles dont les enfants fréquentent des CPE à Montréal, à Laval, en Montérégie, au Centre-du-Québec et en Mauricie. À Montréal, les travailleuses se sont rassemblées au parc Émilie-Gamelin en matinée.

Les syndiqués protestent contre la lenteur des négociations pour le renouvellement de leur convention collective échue depuis deux ans.

Le mouvement de grève s'étendra à l'ensemble du Québec vendredi. Les questions monétaires, négociées au niveau national, demeurent le principal point en litige dans ce conflit.

La représentante des syndiquées au niveau national, Louise Labrie, explique que des « pas de géant » devront être effectués pour éviter un débrayage national.

À ce sujet, Éric Mondou, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs en CPE de Montréal-Laval, critique ainsi le fait que les prochaines rencontres de négociation ne surviennent qu'à la mi-février.

De leur côté, le gouvernement et la partie patronale considèrent que le recours à la grève est injustifié.

« On a exercé le droit de grève, oui c'est un droit, mais on a pris quand même les parents en otage, alors que la partie syndicale reconnaît que les négociations progressent », déplore la ministre de la Famille, Yolande James.

Selon Sylvie Rivard, membre du conseil d'administration de l'Association patronale des CPE de Montréal et de Laval, 85 % des clauses normatives, négociées au niveau régional, sont déjà réglées.

Mais le syndicat rejette cette évaluation de la partie patronale. Il estime que ce chiffre de 85 % ne veut pas dire grand-chose. Sans vouloir aller dans les détails, Éric Mondou, le président du syndicat, affirme qu'il reste encore 20 clauses à négocier.

Il a indiqué toutefois que le syndicat voulait reconduire la plupart des clauses de l'ancienne convention.

À titre d'exemple, M. Mondou explique que la partie patronale refuse que la clause sur la sélection et l'embauche du personnel qui se fait par un comité paritaire soit reconduite. Le syndicat dit ne pas comprendre le refus de la partie patronale de reconduire cette clause qui a globalement donné de bons résultats.

CPE 101

Les centres de la petite enfance (ou CPE) sont des institutions spécifiquement québécoises vouées à la garde et à l'éducation de jeunes enfants. Le principe en est l'accès à la garde d'enfants pour tous. Ils sont gérés par un conseil d'administration composé d'au moins deux tiers de parents utilisateurs des services de garde et sont financés par la province. Le réseau des CPE a été mis sur pied en 1997 par Pauline Marois, alors ministre de l'Éducation.

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