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Les détracteurs du sénateur Boisvenu manquent de compassion, selon le ministre Blaney

Steven Blaney

Steven Blaney, ministre des Anciens Combattants, à la Chambre des communes (archives).

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre fédéral des Anciens combattants, Steven Blaney, s'est porté à la défense du sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu vendredi, en disant que ceux qui attaquent le sénateur pour ses propos controversés sur le choix donné aux meurtriers de se suicider manquent de compassion.

Le ministre et son gouvernement reprochent particulièrement au député néo-démocrate de Winnipeg-Centre, Pat Martin, une insulte personnelle qu'il a lancée au sénateur.

En réaction aux déclarations de Pierre-Hugues Boisvenu mercredi, M. Martin, qui n'en est pas à son premier commentaire grossier, a affirmé que M. Boisvenu était un « trou du cul » (« asshole ») et un idiot conservateur (« Tory idiot »), et que ses propos étaient révoltants.

Ses collègues néo-démocrates, plus polis, continuent de réclamer la démission du sénateur de son poste au comité sénatorial sur la justice. D'après la députée Hélène Laverdière, le sénateur ne devrait pas agir en législateur dans certains dossiers si les émotions éveillées par ces dossiers le troublent tant.

Le sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu.
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Le sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu a livré le fond de sa pensée sur la peine de mort en des termes plutôt surprenants.

Rappelons que lors d'un point de presse impromptu mercredi, à l'entrée de la réunion du caucus de son parti, le sénateur a affirmé que chaque assassin emprisonné devrait avoir les moyens de mettre fin à ses jours à l'aide d'une « corde dans sa cellule ». Ces propos ont suscité de nombreuses réactions au pays et soulevé la colère de l'opposition à Ottawa.

Il s'est par la suite rétracté en partie et excusé, mais a persisté en affirmant que les meurtriers irrécupérables devraient avoir le choix ce se suicider en prison, et en soutenant qu'une bonne partie de la population est d'accord avec lui.

« Le terme de la corde n'était peut-être pas approprié. Je dirais, on devrait peut-être laisser à ces criminels-là le libre-choix entre être incarcérés toute leur vie ou pouvoir disposer de leur vie. »

— Une citation de  Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu, en entrevue au Téléjournal

Plusieurs collègues conservateurs de M. Boisvenu, à l'intérieur comme à l'extérieur des Communes, dont le premier ministre Stephen Harper, se sont portés à sa défense. Ils disent que personne n'a pas le droit d'attaquer ses propos, parce qu'il est une victime qui a donc parlé avec ses émotions.

La fille de M. Boisvenu, Julie, a été assassinée en 2002 par un récidiviste.

Rappelons que le sénateur Boisvenu est membre du comité sénatorial chargé d'étudier le projet de loi C-10, qui prévoit des modifications au Code criminel pour durcir le traitement réservé aux criminels et les jeunes contrevenants, notamment en augmentant la durée des sentences et en resserrant les conditions de libération conditionnelle.

Avec les informations de La Presse canadienne, et CBC

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