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Risque d'arrêt de travail à Toronto : la Ville assure négocier de bonne foi

Mark Ferguson
Mark Ferguson, président de la section locale 416 du TCEU

Le négociateur en chef de Toronto rejette l'affirmation du syndicat des cols bleus selon qui la « Ville ne veut pas d'entente. »

Le chef des cols bleus de Toronto a fait une sortie publique vendredi matin, accusant le maire adjoint de « ne pas dire la vérité, » alors que la Ville fait tout pour « provoquer » ses membres.

Mark Ferguson, qui a refusé de répondre aux questions des journalistes, a réitéré que les syndiqués, dont les éboueurs, ne déclencheraient pas de grève, comme en 2009.

Les cols bleus pourront débrayer légalement dimanche à 12 h 01. Pour sa part, la Ville pourra alors mettre les syndiqués en lock-out.

M. Ferguson était pourtant positif jeudi soir au sujet du déroulement des négociations.

Vendredi matin, il a affirmé que le syndicat avait présenté une série de concessions, mais qu'il était devenu clair que la Ville « ne veut pas d'entente. »

Offre des cols bleus:

  • gel de salaire de 3 ans
  • pas de sécurité d'emploi avant 5 ans (à l'heure actuelle, tous les employés permanents sont protégés contre la sous-traitance)

Selon M. Ferguson, la Ville a présenté une offre au syndicat jeudi soir que les négociateurs municipaux ont qualifié de « finale » et qui éliminerait les acquis passés de ses membres.

Réponse municipale

Le négociateur en chef de Toronto nie que cette offre de 4 ans soit finale. Il admet, toutefois, que la Ville demande des concessions supplémentaires aux cols bleus, mais tout en leur offrant des bonus annuels.

Il ne s'agirait pas d'augmentations salariales, sauf pour la dernière année. En d'autres mots, les syndiqués recevraient une somme d'argent chaque année, mais leur salaire resterait le même jusqu'en 2015.

Faute d'une entente d'ici dimanche, la Ville se dit prête, comme ce sera alors son droit, à modifier unilatéralement la convention collective actuelle, notamment au sujet de la modification des quarts de travail et de la sécurité d'emploi.

Offre de la Ville:

  • Bonus annuels de 1,25 % à 1,75 % et une augmentation salariale en 2015
  • Élimination de la sécurité d'emploi pour les employés qui ont moins de 22 ans d'ancienneté
  • Réduction du nombre de congés de maladie payés
  • Diminution du financement de la couverture médicale

Réactions

L'expert en relations de travail David Doorey de l'Université York de Toronto croit, lui, qu'il est « inconcevable » de ne pas avoir un arrêt de travail, compte tenu des concessions demandées par la Ville en matière de sécurité d'emploi.

De son côté, la conseillère municipale Kristyn Wong-Tam raconte que plusieurs citoyens lui ont fait part de leurs inquiétudes. Elle affirme qu'elle a du mal à obtenir de l'information sur les mesures que la Ville mettra en place en cas de conflit de travail.

L'administration municipale a indiqué qu'elle avait préparé un plan d'urgence, mais aucun détail n'a été dévoilé jusqu'à maintenant.

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