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La cure québécoise de Letang

Kris Letang
Kris Letang Photo: AFP / Richard Wolowicz
Radio-Canada

Contrairement à son illustre coéquipier Sidney Crosby, le défenseur des Penguins de Pittsburgh Kristopher Letang ne lutte plus avec les symptômes de sa commotion cérébrale.

Pendant que l'on s'interroge toujours sur la date d'un éventuel retour du « Kid », Letang a déjà renoué avec la compétition. Une question de chance? Peut-être. Mais il reste que Letang s'est tourné vers le Québec pour y suivre un traitement.

L'organisation des Penguins, le directeur général Ray Shero en tête, se montre ouverte aux opinions venues de l'extérieur. Elle encourage même ses joueurs blessés à obtenir un second, voire un troisième avis médical.

Letang a profité de cette ouverture. Durant l'été, il s'entraîne avec Pierre Allard, le préparateur physique du Canadien. Ce dernier est un ami personnel d'un massothérapeute qui fait équipe avec le chiropraticien François Chaput.

Une approche différente

Rencontré par Diane Sauvé dans son cabinet de Saint-Hilaire, en Montérégie, Chaput a raconté comment une douzaine d'heures de traitements combinant la chiropractie et la massothérapie sont venues à bout du mal qui terrassait Letang.

« Dans la plupart des commotions que j'ai vues, on a du travail de tissus mous (muscles, ligaments, tendons) à faire, en plus des corrections articulaires. J'ai fait des thérapies sur son crâne. J'ai travaillé la musculature au niveau de sa mâchoire et de son cou. Je suis allé jusqu'aux épaules. »

Letang était à l'écart du jeu depuis un mois quand il a consulté Chaput. Sa collision avec Max Pacioretty avait eu lieu le 26 novembre à Montréal.

Depuis les traitements, les symptômes ont complètement disparu. Chaput a suivi Letang de près durant la première semaine de son retour au jeu pour s'assurer que tout allait bien.

Letang aurait-il pu rejouer sans cette intervention? Chaput ne le nie pas, mais il y va d'un bémol. Pour lui, si un joueur victime d'une commotion se remet sans rien faire, c'est que le corps a dû compenser sans que la situation soit corrigée.

« Les athlètes sont beaucoup laissés à eux-mêmes au départ. La règle pour l'instant, c'est repos. L'athlète peut être en repos tout croche chez lui. Mais il y aurait peut-être avantage à ce qu'il soit au repos, mais traité. »

Parions que les Penguins pourraient inciter Crosby à suivre la même voie que Letang. Les experts américains qui ont vu le « 87 » ne s'entendent pas sur la source de son mal.

Et si la solution se trouvait encore sur les flancs du mont Saint-Hilaire?

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