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L'école des as de Tennis Canada

Milos Raonic
Milos Raonic Photo: AFP / WILLIAM WEST
Radio-Canada

Milos Raonic, Rebecca Marino, Vasek Pospisil, Eugénie Bouchard, Philip Peliwo, Françoise Abanda... six athlètes avec un grand potentiel et un avenir prometteur, tous issus du Centre national d'entraînement de Tennis Canada.

Créé en 2007, ce programme a été bâti sur mesure pour produire des champions.

Hugo Di Feo, lui, se sait privilégié.

« C'est une chance que tu ne peux pas refuser, soutient le jeune Québécois. Dans les clubs maintenant, c'est un peu plus difficile de monter son niveau. Donc, quand j'ai eu l'appel de Louis Borfiga, le directeur, j'ai tout de suite dit oui. »

Les athlètes choisis ont été regroupés au stade Uniprix à Montréal. Tennis Canada y a mis le paquet : cinq entraîneurs, deux préparateurs physiques, un enseignant pour le volet scolaire, physiothérapie, nutrition et psychologie. Coût total de la facture? Un million de dollars par année pour une dizaine de privilégiés.

Le Français Louis Borfiga est le cerveau derrière ce projet. « C'est sûr que j'étais beaucoup inspiré par la Fédération française, dont la base du système est reconnue comme étant la meilleure au monde », assure le vice-président du développement de l'élite à Tennis Canada.

Le classement mondial parle de lui-même. Quatre joueurs français se retrouvent parmi les 16 meilleures raquettes au classement de l'ATP.

Suivis scolaire et sportif rigoureux

Ici, les jeunes passent six mois par année à Montréal et de quatre à cinq mois sur la route pour des camps d'entraînement et des compétitions.

Ils profitent des toutes nouvelles installations du parc Jarry, des investissements de 5 millions de dollars, notamment pour les quatre terrains de terre battue.

« Je suis arrivé en août l'année dernière et mon niveau est beaucoup plus haut, affirme Di Feo. Si je n'avais pas intégré le Centre national, je ne suis pas certain que j'en serais là. »

Kimberly-Ann SurinKimberly-Ann Surin

On leur demande beaucoup en retour. Tennis Canada suit pas à pas leur développement, même sur le plan scolaire. Les jeunes du secondaire ont leur propre enseignant sur place dans une salle de classe, avec vue sur les courts de tennis.

« J'arrive à 8 h 30 pour une heure et demie de classe. Après je m'en vais sur les terrains pendant deux heures. On a une heure de lunch, puis on retourne en classe jusqu'à 14 heures. C'est suivi d'une heure de conditionnement physique et de deux autres heures de tennis », raconte Kimberly-Ann Surin, fille du célèbre sprinteur Bruny.

S'il est unique en son genre, ce programme Sport-études est tout de même reconnu par le ministère de l'Éducation, des Loisirs et des Sports.

Beaucoup de travail et beaucoup d'encadrement... En seulement quatre ans, le Centre national de Tennis Canada a déjà fait ses preuves.

(D'après un reportage de Jacinthe Taillon qui sera diffusé au Téléjournal Montréal à 18 h)

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