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Facebook dépose son dossier d'entrée en bourse

Mark Zuckerberg

Mark Zuckerberg

Photo : La Presse canadienne / AP Photo/Paul Sakuma

Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Facebook a déposé mercredi en fin d'après-midi son dossier pour son introduction en bourse.

Facebook envisage de mettre sur le marché environ 5 milliards de dollars de titres au total, mais on ne connaît pas la valeur qu'aura l'action lors de l'entrée en bourse. L'entreprise a choisi Morgan Stanley, JP Morgan et Goldman Sachs comme chefs de file de l'opération, ainsi que Barclays Capital et Allen and Co comme teneurs de livres.

Cette entrée en bourse sera la plus importante pour une entreprise du web, et ce, très loin devant Google, qui avait levé 1,9 milliard lors de son introduction en 2004. À ce moment-là, la firme, qui vaut actuellement 188 milliards de dollars, était évaluée à 23 milliards de dollars.

Dans son prospectus, destiné à la Commission des valeurs mobilières américaine, la Securities and Exchange Commission, Facebook dévoile avoir enregistré en 2011 un chiffre d'affaires de 3,71 milliards de dollars, soit 65 % de plus que les 1,97 milliard de 2010. Facebook a par ailleurs dégagé un bénéfice net de 1 milliard.

Vendredi dernier, le Wall Street Journal avançait que la valeur totale de l'entreprise pourrait se situer entre 75 et 100 milliards de dollars.

Revenus qui ne cessent de grimper

Facebook compte près de 845 millions d'utilisateurs actifs dans le monde. Ils étaient 500 millions en juillet 2010.

Comme on le sait, il est tout à fait gratuit de devenir membre de Facebook. C'est donc dans les recettes publicitaires que le réseau social tire la plus grande partie de son chiffre d'affaires, soit 85 % de celui-ci en 2011.

Les sources de revenus de Facebook se diversifient cependant de plus en plus. Les revenus provenant des crédits Facebook sont en effet en progression, d'environ 7 % en 2010 à environ 15 % du revenu total en 2011.

Le jeu Farmville (archives)Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le jeu Farmville (archives)

Photo : La Presse canadienne / AP/Toby Talbot

Ces crédits représentent la monnaie de Facebook. Ils servent à réaliser des transactions sur le site et sont essentiellement utilisés pour se procurer des biens virtuels dans les applications, souvent gérées par d'autres entreprises, par exemple Zynga, qui offre le jeu Farmville sur le réseau social. Facebook obtient ainsi 30 % des revenus générés par ces transactions. En fait, l'entreprise a généré 557 millions en revenus grâce à ces partenariats l'an dernier.

Facebook tente également depuis 2010 de faire des profits grâce au commerce en ligne. Le site a conclu une entente avec le site de vente en ligne Amazon. Grâce aux informations personnelles contenues sur Facebook, Amazon peut ainsi faire des suggestions de cadeaux aux utilisateurs. L'avenir dira si cette façon de faire apportera de l'argent au moulin du réseau social.

Qui pourra acheter des actions de Facebook?

Selon Guy Côté, vice-président et conseiller en placement de la Financière Banque Nationale, les Canadiens ne pourront malheureusement pas profiter de l'émission primaire d'actions de Facebook, une émission qui est faite lors du dépôt du prospectus.

Facebook, qui s'attend à une forte demande pour ses actions, devrait déposer son prospectus seulement aux États-Unis pour éviter des frais, ce qui empêchera les Canadiens d'accéder aux actions jusqu'à leur entrée effective en bourse.

Le prix de l'action aura à ce moment probablement monté, en raison d'une forte demande.

« C'est clair que les gens vont avoir beaucoup d'intérêt. La demande va être forte et devrait continuer au niveau du marché secondaire. Ça va rouler », indique Guy Côté.

M. Côté pense qu'en raison de cette forte demande, le prix des actions devrait s'envoler, pour ensuite retomber.

« Au début, c'est très volatil. Les gens n'ont pas de notion du prix que ça vaut. Avec le temps, tout ça va se stabiliser. Tu veux payer un prix raisonnable pour la croissance », ajoute-t-il.

Un texte d'Isabelle Maltais

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