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Syrie : violents affrontements en banlieue de Damas

Manifestations en Syrie

Manifestations en Syrie

Photo : AFP/Joseph Eid

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les affrontements entre partisans et opposants du président Bachar Al-Assad se multiplient lundi dans plusieurs localités situées à seulement quelques kilomètres de la capitale syrienne, Damas.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et des militants sur place, l'armée syrienne a lancé des offensives à Irbine, Saqba et Hammourieh, trois localités situées à quelques kilomètres à l'est de la capitale.

« Des personnes ont été blessées à Saqba. Les forces syriennes sont aux abords d'Irbine, et à Hammourieh, des tireurs embusqués tirent sur tout ce qui bouge », a indiqué l'OSDH à l'Agence France Presse. Les insurgés disent avoir perdu à Saqba et à Kafr Batna, situées tout près.

Selon des militants et des résidents d'Hammourieh interrogés par Reuters, la ville a été reprise par les forces syriennes, appuyées par des blindés et des tirs d'artillerie. « Des combats de rue font rage depuis l'aube », indique cependant un militant.

Harasta et Douma, situées tout juste au nord d'Irbine, Saqba et Hammourieh, sont par ailleurs en état de siège, rapporte l'AFP. Des blindés sont déployés dans le secteur, des soldats se retranchent derrière des sacs de sable et les contrôles d'identité se multiplient.

À Jaramana et à Al-Mleha, les automobilistes qui empruntent les artères menant vers les trois villes assiégées sont soumis à des contrôles d'identité stricts.

Le commandant Maher Noueimi, porte-parole de l'Armée syrienne libre (ASL), confirme que les combats près de Damas se sont intensifiés au cours des derniers jours.

Selon lui, l'armée a lancé une offensive samedi, en utilisant de l'artillerie lourde dans les régions de Qalamoun et de Rankous, situées à quelques dizaines de kilomètres au nord-est de la capitale, et Ghouta, au sud-est.

« Les forces militaires ont pris d'assaut Rankous et ont pilonné la ville qu'ils cernaient depuis six jours », affirme l'OSDH lundi. « Les groupes de déserteurs se sont retirés de cette ville », ajoute l'organisation, établie Londres.

Les problèmes du régime syrien ne se limitent pas qu'aux alentours de la capitale. L'OSDH rapporte aussi que six agents de sécurité et quatre civils ont été tués à Hirak, dans la province de Deraa, berceau de la contestation contre le régime du président Al-Assad.

De violents affrontements se déroulaient également à Kharbet Ghazalé ainsi qu'à Nassib, un village frontalier de la Jordanie, a indiqué l'OSDH.

D'autre part, un gazoduc a été saboté par un « groupe terroriste armé » dans la province de Homs, près de la frontière avec le Liban, selon l'agence officielle Sana. L'attaque aurait provoqué une fuite d'environ 460 000 mètres cubes de gaz.

Depuis le début du soulèvement, quelque 5400 civils ont été tués dans la répression exercée par le régime, selon les Nations Unies. Le régime du président Al-Assad soutient qu'environ 2000 membres des forces de sécurité ont été tués par « des bandes armées ».

Le régime Assad sous le poids des sanctions

Les sanctions économiques décidées par les puissances occidentales d'abord et par les pays arabes par la suite ont porté un sérieux coup à l'économie du pays et au niveau de vie des Syriens. Voir le texte complet.

La Russie, interlocuteur incontournable

Le ministère russe des Affaires étrangères a fait savoir lundi que le gouvernement syrien est prêt à participer à des discussions en Russie.

Le président du Conseil national syrien, Burhan Ghalioun, a cependant affirmé à l'AFP qu'il refuserait d'y prendre part. « La démission d'Assad est une condition pour toute négociation sur la transition vers un gouvernement démocratique en Syrie », dit-il.

« C'est irréaliste de la part des Russes d'insister pour le maintien d'Assad au pouvoir », ajoute M. Ghoulian. « Si les Russes veulent une solution négociée à la situation dramatique dans le pays, ils doivent admettre qu'Assad doit partir car un assassin du peuple ne doit pas superviser une transition vers la démocratie ».

Le chef du Comité de coordination pour le changement national et démocratique, un autre mouvement d'opposition, a aussi rejeté toute négociation avec le régime du président Assad. « Toute négociation et toute rencontre sont inenvisageables à l'ombre des violences qui augmentent, des tueries et des arrestations qui se poursuivent », a déclaré à l'AFP Hassan Abdel Azim.

La Russie a également annoncé qu'elle s'opposera au nouveau projet de résolution de l'ONU sur la Syrie proposé par les Européens et les pays arabes, et a exclu toute négociation sur ce texte « inacceptable ».

« La Russie et la Chine ont voté contre le projet de résolution proposé en octobre par nos collègues occidentaux, qui contenait un schéma inacceptable de règlement. Le projet actuel occidental n'est pas loin de la version d'octobre et, bien sûr, nous ne pouvons pas le soutenir », a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov, à l'agence Interfax.

Le plan de la Ligue arabe présenté mardi

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi, et le premier ministre qatari, le cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, se rendront à New York mardi pour présenter le plan arabe devant le Conseil de sécurité.

Ce plan prévoirait le transfert des pouvoirs du président Al-Assad à son vice-président, et l'ouverture de négociations avec les opposants au régime.

De son côté, l'Organisation de la coopération islamique (OCI) a qualifié « d'inacceptable » la poursuite de la répression en Syrie. Le secrétaire général de l'OCI, le Turc Ekmeleddin Ihsanoglu, dit soutenir le plan de la Ligue arabe.

Il exhorte le Conseil de sécurité de l'ONU à « assumer sa responsabilité en assurant la protection des civils et à prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à l'effusion de sang en Syrie ».

Cité par l'AFP, il a jugé « inacceptable » que l'escalade de la violence fasse « chaque jour des dizaines de victimes parmi les civils ».

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a appelé samedi le régime de Bachar Al-Assad à mettre un terme immédiatement à la répression. Cet appel a été lancé au lendemain de la suspension de la mission d'observation de la Ligue arabe.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, Agence France-Presse, et Reuters

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